Les aidants familiaux ont besoin d’aide !

Le 6 octobre 2015 - Par Manon Costantini

A l’initiative du ministère des Affaires sociales et de la Santé, la France a créé sa journée nationale des aidants en 2010. Aujourd’hui, mardi 6 octobre, se tient la 6e édition : l’occasion de mettre en valeur ces nombreux bénévoles encore trop peu reconnus.

L’occasion de rappeler l’importance de leur rôle

Ce mardi 6 octobre, la France met à l’honneur le personnel d’aide familiale en cette 6ème journée nationale des aidants. Ces héros de l’ombre sont discrets, peu valorisés et pourtant… D’une importance parfois capitale. De l’accompagnement chez le médecin au ménage, en passant par les courses, à une aide pour s’habiller ou se nourrir : ils tiennent ont rôle capital dans la vie d’une personne malade, handicapée ou âgée.

Les héros de l’ombre

En France, près de 8,3 millions de personnes s’occupent quotidiennement ou apportent une aide régulière à un proche en souffrance (maladie, handicap, âge avancé). En effet, dès lors qu’un proche devient dépendant, la question du « devoir de solidarité » au sein de la famille se pose. Mais, pas facile de tenir le choc lorsque l’on met subitement une grande partie de son temps et de son énergie au service d’une personne dont les besoins au fil du temps ne cessent d’augmenter. C’est pourquoi, depuis quelques années, l’UNAF (Union nationale des associations familiales) et le réseau des UDAF s’engagent afin d’obtenir une certaine reconnaissance des pouvoirs publics.

En France, près de 8,3 millions de personnes s’occupent quotidiennement ou apportent une aide régulière à un proche en souffrance

Un soutien qui ne suffit pas toujours

Francine, 55 ans, n’arrive « pas toujours à concilier sa vie d’aidante et sa vie professionnelle ». Et pourtant, elle n’en a pas le choix puisqu’elle se doit de répondre aux besoins de Jeanne, sa mère de 83 ans qui souffre de la maladie de Parkinson depuis plusieurs années. Si Francine accepte volontiers d’assumer sa part de solidarité auprès de sa mère, elle attend toutefois un geste des pouvoirs publics. Afin de venir en aide à ce personnel bénévole, le gouvernement reconnaît officiellement le « droit au répit », qui permet à l’aidant de mieux assurer et vivre son rôle au quotidien. Ainsi, des structures d’hébergement temporaire ou d’accueil de jour ont déjà été développées. Un premier pas salvateur, mais insuffisant encore face au vieillissement de la population et à l’augmentation prévue des « grands âges » qui pourrait bien gonfler plus encore le nombre de personnes nécessitant une aide, un aidant…

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