Comment renforcer ses défenses immunitaires naturellement ?

Le 1 février 2018 - Par Vanessa Bernard

Quels sont les moyens naturels qui nous permettent de conserver notre énergie en préservant notre système immunitaire ? On vous dit tout !

Mécanisme complexe qui nous défend des invasions extérieures comme les bactéries et les virus, le système immunitaire est plus particulièrement mis à mal en hiver. Températures en baisse, fatigue, moral en berne… la période froide est évidemment plus propice à certains maux, d’une gorge qui commence à faire des siennes au virus parfois ravageur de la grippe. Pour nous en prémunir, encore faut-il pouvoir compter sur nos propres défenses en les préservant ou même en les boostant ! Pour cela, et on le répètera jamais assez, avoir une hygiène de vie saine est plus que recommandée même si c’est tout un équilibre qu’il faut savoir entretenir pour donner à notre organisme un véritable coup de pouce.

Tout passe d’abord par l’alimentation

Ainsi, avant d’imaginer « réparer » ses défenses immunitaires, il faut d’abord savoir les préserver. Dans cette perspective, les aliments que nous consommons sont d’une aide précieuse puisqu’ils nous permettent de produire l’énergie nécessaire à l’accomplissement des tâches quotidiennes, physiologiques et physiques. Ils sont notre « carburant » en quelque sorte. Alors pour ne pas encrasser notre moteur interne, pensons à varier notre alimentation et à y intégrer une part importante de fruits et légumes (au moins 5 portions par jour), du poisson (une à deux fois par jour) mais aussi des céréales, riches en fibres. Rappelons, au passage, que l’Anses nous incite à privilégier les céréales complètes ou semi-complètes, tout en réduisant le plus possible celles dites raffinées (pain, riz ou pâtes « blancs »…).

 les aliments que nous consommons sont d’une aide précieuse puisqu’ils nous permettent de produire l’énergie nécessaire à l’accomplissement des tâches quotidiennes, physiologiques et physiques

De l’eau sans modération

Et attention aussi aux tendances alimentaires de l’hiver qui sont plus souvent l’occasion de manger gras… N’oublions pas, en effet, qu’une alimentation trop riche en graisses monopolise beaucoup d’énergie, affaiblit le corps et donc réduit nos défenses immunitaires. Ainsi, mieux vaut équilibrer le triptyque Glucides-Lipides-Protides, en privilégiant, par exemple, les aliments bio, locaux et de saison, en consommant des aliments à indice glycémique bas, en évitant les sucres rapides. Pensons aussi à faire le plein de vitamines D qui activent l’action des globules blancs fabriquant les anticorps, et limitons les aliments acides. Enfin, buvons généreusement (environ 2,5 l par jour). Vous ne le saviez peut-être pas mais l’eau aide le sang et l’urine à transporter les déchets et les toxines que notre corps produit, et représente une excellente source d’énergie.

Ne pas stresser et bien dormir

Il est aussi indispensable d’essayer de réduire au maximum le stress qui augmente notre taux de cortisol (hormone du stress), également impliqué dans la réduction de nos défenses immunitaires. De même, le manque de sommeil (moins de sept heures par nuit) par exemple, augmente le risque de contracter un rhume. Alors pour se détendre et favoriser notre endormissement, pensons à faire du bien à notre corps (du yoga ?), et optons pour la pensée positive ! Une activité physique régulière (au moins 30 minutes par jour, cinq fois par semaine ou plus) aide également à maintenir nos défenses immunitaires au top. Diminution des tensions nerveuses, lutte contre les états dépressifs  : s’il est pratiqué régulièrement, le sport est aussi notre allié !

Depuis 1986, la phytothérapie a même été reconnue comme une médecine à part entière par le Ministère de la Santé. Des Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) garantissent désormais la qualité et la non-toxicité de nombreux médicaments à base de plantes.

Les plantes, alliées de nos défenses immunitaires…

L’utilisation des végétaux pour renforcer le système immunitaire n’est pas nouvelle. Depuis des siècles, on utilise certaines plantes ou aliments pour combattre les infections, virus et bactéries. La médecine moderne, malgré ses avancées scientifiques, reste favorable à l’utilisation de ces substances, qui présentent l’avantage d’une consommation quotidienne facile et engendrent souvent moins d’effets secondaires que les produits dits « chimiques », même s’ils ne sont pas complètement neutres. Depuis 1986, la phytothérapie a même été reconnue comme une médecine à part entière par le Ministère de la Santé. Des Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) garantissent désormais la qualité et la non-toxicité de nombreux médicaments à base de plantes.

Oui mais quelles plantes ?

On peut citer deux plantes, véritables sauveuses de notre système immunitaire. L’échinacée considéré comme un antibiotique naturel est plutôt à privilégier durant la période estivale. Originaire d’Amérique du Nord et de ses hauts plateaux, elle est notamment connue pour ses effets antibiotique, antiviral, anti-inflammatoire, vulnéraire et même insecticide.

On parlera aussi du thym, quant à lui connu depuis l’Antiquité au moins… Source de nombreuses huiles essentielles, on le retrouve dans nombre de décoctions et autres infusions. Il contient du linalol qui nous aide ainsi à lutter contre les affections pulmonaires ou la fatigue, du thujanol, connu pour ses propriétés antivirale, antibactérienne, immunostimulante, antifongique…, du thymol, antiseptique et antifongique reconnu et du géraniol, un antibactérien et cardiotonique efficace entre autres. L’extrait « frais » est également riche en oligo-éléments (fer, calcium, zinc, magnésium, sélénium, cuivre…) ainsi qu’en vitamines (K, C, E et du groupe B).

Vertus des plantes : un peu de biologie…

Mais alors, quels sont les mécanismes par lesquels les plantes nous protègent des agressions extérieures ? Pour commencer, il faut savoir que les plantes, grâce à leurs cellules végétales faisant office de barrière, sont une défense naturelle permettant de bloquer les agents pathogènes en formant une paroi cellulaire. Cette dernière, formée d’une substance lipidique appelée cutine mais aussi de cires représente la protection supérieure de la plante, dans sa partie aérienne. Les cellules végétales possèdent également une paroi rigide appelée « paroi pectocellulaire » composée chez certaines espèces de « lignine », composant principal du bois, d’où cette rigidité. Un ensemble formant alors un halo protecteur autour des cellules de la plante et qui permet de « fermer » l’accès aux agents néfastes ; la plante devient même indigeste pour les insectes, voire impropre à la consommation.

L’utilisation des végétaux pour renforcer le système immunitaire n’est pas nouvelle. Depuis des siècles, on utilise certaines plantes ou aliments pour combattre les infections, virus et bactéries

Les plantes : protection physique et chimique

Au-delà de leur protection dite physique, chez certains spécimens, on trouve aussi des plantes assurant une protection chimique. Une double sécurité grâce ici à des molécules anti-microbiennes (terpénoïdes, alcaloïdes et autres composés phénoliques), qui luttent activement contre un grand nombre d’agents pathogènes. Un double bouclier protecteur pour éviter la quasi-totalité des invasions délétères. Cependant, n’oublions pas non plus que certains micro-organismes parviennent quand même à tromper les défenses de la plante lors de dégradations naturelles ou non de l’enveloppe cellulaire. Mais là encore, les plantes sont capables de développer des stratagèmes toujours plus évolués en parvenant à reconnaître les intrus via leur propre système de défense composé de récepteurs au niveau de leurs membranes.

Plantes et effets secondaires

On pense souvent que les plantes ne présentent aucun danger pour la santé. Pour autant, sachons toutefois que certaines contiennent des substances actives qui peuvent, seules ou en association avec une prise médicamenteuse, être néfastes à notre métabolisme. Certains modes d’extraction peuvent également transformer un principe actif bénéfique en un véritable poison pour le corps. Par ailleurs certaines substances rajoutées dans les compléments alimentaires peuvent annuler voire rendre néfastes les principes actifs des plantes sensés pourtant soigner une affection. Conseil alors : toujours consommer les extraits de plantes en connaissance de cause, et pour cela ne pas hésiter à consulter son médecin ou son pharmacien, notamment en cas d’association, de traitement médicamenteux ou même de simple doute.

Sachons aussi que certaines pathologies sont une contre-indication à la prise de telle ou telle plante, le dosage, la voie d’administration, la fréquence et la durée sont autant de critères à ne pas négliger. La nature, oui, mais toujours sous la supervision d’un spécialiste pour être de vraiment profiter de toutes ses incroyables vertus !

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