Tout savoir sur la carence en fer

Le 7 décembre 2016 - Par Vanessa Bernard

La carence en fer est assez fréquente et elle est la cause principale (à 80%) de l’anémie. En cas de carence en fer, le corps réduit en effet sa production d’hémoglobine. Selon les estimations, 5 à 10% de la population européenne est concernée. Chez les femmes en âge de procréer, la proportion monte de 20 à 30%.

Quel rôle joue le fer ?

Le fer est impliqué dans le stockage d’oxygène et la formation du sang et est responsable de nombreux processus biochimiques, tels que la croissance, la différenciation cellulaire et autres processus métaboliques. Le corps humain ne peut pas produire de fer. Ses apports proviennent donc de l’alimentation et de ses oligo-éléments essentiels.

Le corps contient en moyenne 3 à 5 g de fer, principalement sous la forme d’hémoglobine et de myoglobine, ainsi que de dépôt de fer (ferritine). On perd quotidiennement 1 à 2 mg de fer, mais les apports journaliers recommandés sont  10 fois plus élevés, soit 10 à 20 mg pour un adulte, car le corps humain n’absorbe que 10 % de la quantité de fer contenue dans les aliments.

Quelles sont les causes d’une carence en fer?

La première cause est un apport insuffisant : régime végétarien, régime amaigrissant, malnutrition ou mauvaise alimentation peuvent en être la cause. Il est aussi possible de consommer du fer en quantité suffisante mais de mal l’absorber. Certaines maladies gastriques, des diarrhées chroniques ou des maladies de la muqueuse intestinale sont des exemples de pathologies réduisant l’absorption de fer. Le manque de fer peut être aussi dû à une perte plus importante de ce dernier, principalement lors de pertes de sang abondantes : période menstruelle, opération, blessures graves ou encore certaines maladies hémorragiques. Enfin, on peut présenter une carence en fer lors d’évènements où ses besoins sont accrus : gros effort sportif type marathon, croissance, grossesse et allaitement.

Quels en sont les symptômes?

En fonction de la gravité, 3 étapes peuvent être distinguées : lors du stade I, le manque de fer se situe au niveau du stockage mais les globules rouges sont encore produits dans la moelle osseuse, au stade 2 on observe une anémie naissante et au stade III, la carence devient sévère et les valeurs standards sont nettement en dessous des taux recommandés. On observe à ce stade des maux de tête, de la léthargie, de l’insomnie, une fatigue chronique ou encore une perte des cheveux et des ongles cassants.

Comment prévenir une carence en fer ?

Il faut d’une part augmenter sa consommation en aliments riches en fer mais aussi en aliments facilitant son absorption. Parmi les aliments riches en fer on peut citer en tête du classement la viande (rouge surtout), le foie, les légumineuses ou les céréales à base de grains entiers. Pour les aliments qui facilitent son absorption, on conseille tous les aliments riches en vitamine C. A contrario il faut éviter les phytates (substances à base de plantes qui lient le fer et empêche son absorption) notamment dans le son, le blé, le thé noir et les haricots blancs.

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