Fièvre chez l’enfant : que faire ?

Le 2 janvier 2017 - Par Vanessa Bernard

Chez l’enfant, la fièvre n’est généralement pas dangereuse. Inutile donc de s’affoler systématiquement. Mais quand faut-il s’inquiéter alors ? Explications.

Il faut savoir tout d’abord que la fièvre peut-être « diagnostiquée » dès lors que la température de l’enfant dépasse les 38 °C. Elle est alors un signal qui indique que l’organisme est en train de se défendre face à un phénomène bien précis comme une infection, une inflammation, une vaccination, une poussée de dent. Ainsi, elle est un symptôme fréquent dans de nombreuses maladies banales comme la rhinopharyngite, l’otite aiguë, la varicelle, la roséole… Le plus souvent, elle ne dépassera pas les 3 jours et sera bénigne. Si vous constatez que votre enfant malgré la température sourit, mange et boit, il n’y a alors pas lieu de s’inquiéter, même si bien sûr, la surveillance reste de mise. Le médicament n’est pas obligatoire si la fièvre ne dépasse pas 38,5 °C.

Quels geste sont conseillés face à la fièvre ?

De simples mesures, associées à un traitement médicamenteux préconisé par le médecin de famille, sont à adopter pour faire baisser la température. Par exemple, il est extrêmement important que l’enfant soit correctement hydraté, il ne faut donc pas hésiter à lui proposer fréquemment à boire. Inutile aussi de trop le couvrir ou d’augmenter le chauffage. Attention toutefois aux nourrissons : avant 3 mois, la fièvre est à surveiller et traiter tout particulièrement.

Et si les symptômes s’aggravent ?

Bien sûr, la consultation sera nécessaire dans certains cas. Si la fièvre est souvent bénigne et fréquente chez l’enfant, une température particulièrement élevée, supérieure à 40 °C devient inquiétante. De même si l’état général de votre enfant se dégrade, qu’il ne mange plus, ne veut plus boire, s’il est somnolent, que ses cris sont faibles, que sa peau est marbrée : la visite chez le pédiatre s’impose ! D’autres symptômes encore comme des maux de tête importants, une raideur de la nuque, des vomissements, un renflement de la fontanelle, des maux de ventre et une diarrhée abondante, une difficulté respiratoire ou une fréquence respiratoire élevée, une conscience altérée, une absence de réponse aux stimulation, une pâleur ou une cyanose… peuvent conduire aux urgences hospitalières. Et face aux convulsions fébriles, pas de panique : si cet état est très spectaculaire pour les parents, en revanche, il n’a aucune conséquence sur le cerveau.

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