Cancer : où en est-on ? La réponse dans le dernier rapport sur le sujet

Le 15 juin 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

Impact des modes de vie, de l’environnement, prévention, soins, survie au bout de 15 ans de certains cancers, l’Institut national du Cancer (INCa) publie la 9e édition de rapport annuel « Les cancers en France », présentée pour la première fois sous forme interactive.

Ce rapport qui peut se feuilleter sur tablette rappelle que 40% des cancers pourraient être évités grâce à des changements de comportement et de modes de vie (ne pas fumer, bouger plus, éviter l’alcool, manger mieux) en illustrant leur impact. Ainsi  20 à 25% sont attribuables à des facteurs « nutritionnels » qui englobent des facteurs alimentaires augmentant le risque de cancers (consommation d’alcool, l’excès de viande et de charcuteries, la faible consommation de fruits, légumes et fibres, le surpoids et l’ obésité) et le manque d’activité physique.

Ainsi  20 à 25% sont attribuables à des facteurs « nutritionnels »

La consommation d’alcool est la 2e cause de mortalité évitable par cancer en France après le tabac. On leur attribue respectivement chaque année 15.000 et  45.000 décès annuels par cancerLe nouveau rapport comporte pour la première fois des données sur la survie après certains cancers, quinze ans après le diagnostic, souligne le DrPhilippe-Jean Bousquet de l’INCa. Il offre également des cartes de la fréquence et mortalité des cancers à l’échelon départemental. La survie du cancer du poumon reste mauvaise. La survie nette (due au seul cancer ou à ses complications) au bout de 15 ans en France métropolitaine du
cancer du poumon varie entre 14% et 5% en fonction de l’âge chez les moins de 75 ans diagnostiqués entre 1989 et 1998.  Pour le cancer du sein, cette survie 15 ans après le diagnostic varie de 65% dans la tranche d’âge 65-74 ans à 76% pour les 45-54 ans. Pour le mélanome  elle varie de 71% à 84% toujours en fonction de la tranche d’âge.

Entre 5 à 10% des cancers seraient liés à des facteurs environnementaux

Entre 5 à 10% des cancers seraient liés à des facteurs environnementaux (agents chimiques, physiques ou biologiques présents dans l’atmosphère, les sols, l’eau etc.) En 2015, le nombre de nouveaux cas de cancers diagnostiqués était estimé à 384.442 (210.082 hommes et 173.560 femmes), rappelle l’INCa. En 2015, le cancer du sein reste prédominant chez la femme (54.062 nouveaux cas estimés), devant le cancer colorectal (19.531 cas) et le cancer du poumon (14.821 cas). Le cancer de la prostate reste de loin le cancer le plus fréquent  (53.912 cas estimé en 2011) chez les hommes devant le cancer du poumon (30.401 cas en 2015) et le cancer colorectal (23.535 cas).

La recherche, les soins, et la vie pendant et après la maladie qui reste à améliorer, en dépit de progrès, sont abordés. Près de 18% des personnes ont jugé l’annonce du diagnostic « trop brutale ».

  • cayot patricia

    on en connait les principales causes, depuis bien longtemps, les chiffres qui évoluent aussi… j’aimerai bien que nos scientifiques et médecins soient plus ouverts quant au traitements et se penchent enfin sur le comportement des oncologues et autres médecins qui ne sont plus que des « techniciens du cancers »!! si vous voulez faire de la prévention soyez à l’écoute de vos patients, et suivez leur évolution physique ET mentale!, beaucoup d’efforts à faire dans ce domaine messieurs les tout-puissants docteurs !!!

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