Allaitement : les recommandations de l’OMS

Le 19 octobre 2017 - Par Vanessa Bernard

Pour l’ensemble d’une population, l’OMS recommande l’allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois de la vie et il doit se poursuivre ensuite jusqu’à l’âge de deux ans au moins, en l’associant à une alimentation de complément qui convienne.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, l’allaitement au sein est un moyen sans égal de fournir une alimentation idéale permettant une croissance et un développement sains du nourrisson ; il fait aussi partie intégrante du processus reproducteur, avec des répercussions importantes sur la santé de la mère. Les données dont on dispose ont montré que, pour l’ensemble d’une population, l’allaitement exclusif au sein pendant les 6 premiers mois est le mode d’alimentation optimal du nourrisson. Par la suite, les bébés doivent recevoir des aliments complémentaires en sus de l’allaitement maternel qui doit se poursuivre jusqu’à l’âge de 2 ans ou au-delà. Pour toutes ces raisons, l’OMS recommande :

  • le commencement de l’allaitement dès la première heure qui suit la naissance ;
  • l’allaitement exclusif au sein – c’est-à-dire que le nourrisson n’absorbe que du lait maternel et aucune autre nourriture ou boisson, pas même de l’eau;
  • l’allaitement à la demande – c’est-à-dire aussi souvent que l’enfant le réclame, jour et nuit ;
  • pas de biberons, de tétines ou de sucettes.

« Je n’ai pas allaité, mon fils va très bien et il n’est pas plus bête que les autres ! »

Les recommandations, je les connais ! Comme toutes les mères, j’ai passé de longues heures sur les différents sites destinés aux mamans, à lire les avis des uns et des autres. Avant même d’être enceinte, je savais que je n’allaiterais pas. Et malgré toutes mes lectures, malgré tous les « conseils avisés » d’autres mamans qui m’entouraient, je n’ai jamais changé d’avis. S’il est dit et scandé un peu partout que l’allaitement est et doit rester un choix, il est encore plus clamé finalement qu’il faut allaiter ! Je n’ai rien contre les « pro » allaitement en revanche, dès lors que ces derniers mettent de la pression, je réagis ! Je me rappellerai toujours le jour de la naissance de mon fils quand la sage femme à qui j’avais bien dit que je n’allaiterais pas m’a rétorqué : « Même pas une petite tétée de bienvenue ? ». A ce moment précis, après un travail long de plus de 30 heures, je suis sortie de mes gonds ! Et comme si cette remarque déplacée ne suffisait pas, j’ai aussi été « punie » : quand j’ai demandé une prescription pour un médicament contre les montées de lait, je me suis faite envoyer promener. Je suis restée là avec mes douleurs. Et que dire alors de la campagne de l’Unicef qui a d’ailleurs tant fait polémique laissant entendre que l’allaitement « stimule le QI de l’enfant, ses performances scolaires et son revenu à l’âge adulte » ! Je n’ai pas été allaitée, je suis cadre et mon revenu dépasse celui de mon époux qui lui a été nourri au sein de maman. Mon fils a bientôt 4 ans, et il n’a pas encore redoublé. Il va dans une école « normale » et celle qui lui dispense ses « cours » est bien une institutrice et pas une éducatrice.

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