L’Europe de plus en plus inféconde !

Le 11 janvier 2017 - Par Vanessa Bernard

Une nouvelle étude de l’Ined publiée aujourd’hui révèle que les femmes en Europe font de moins en moins d’enfants. Ainsi, une femme sur sept née après 1970 n’est pas mère. Le taux d’infécondité est proche d’atteindre un pic !

Déjà, la première décennie du XXe siècle avait été marquée par un pic d’infécondité : une femme sur quatre de cette génération n’a pas eu d’enfant. Un phénomène qui s’explique alors par la Première Guerre mondiale, qui a entraîné de nombreux décès de jeunes hommes en âge de se marier, puis, plus tard, par la crise économique des années 1930. A cette époque, les pays les plus pauvres émigrent vers les pays les plus riches, entraînant dès lors un « retard massif de maternités » au début du XXe siècle. A la faveur de la croissance économique et de la mise en place de la protection sociale, le taux d’infécondité a ensuite fortement diminué.

Moins de deux enfants par couple

Jusqu’en 1975, on parle pourtant de « baby-boom » : les femmes ont alors en moyenne 2,1 enfants. Mais depuis, la fécondité n’a cessé de baisser, souligne l’Ined atteignant des niveaux très bas en Europe: 1,7 enfant en moyenne pour les femmes nées en 1974. « Une contraception efficace, une arrivée des enfants plus tardive, une instabilité plus grande des unions, le souhait d’avoir avant tout un emploi alors qu’ils sont de plus en plus instables et l’incertitude économique croissante » ont pu favoriser cette infécondité, analyse-t-il.

L’Europe du Sud plus particulièrement concernée

Dans ce contexte, l’Europe du Sud se voit plus particulièrement concernée. Jusqu’à une femme sur quatre née dans les années 1970 pourrait rester sans enfant en Espagne, Grèce et Italie : dans cette zone géographique, le taux d’infécondité a progressé plus rapidement. Des pays qui cumulent « des difficultés sur le marché de l’emploi » et « des inégalités de genre encore très marquées rendant difficile la conciliation entre travail et famille ». Selon  les prédictions de l’Institut ce taux devrait encore augmenter, frôlant le pic atteint après la Première Guerre mondiale…

Source : AFP

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