Dépression : connaître les symptômes et se traiter

Le 4 janvier 2017 - Par Vanessa Bernard

En touchant, en France, environ 3 millions de personnes, la dépression figure parmi les maladies psychiques les plus fréquentes. Pouvant survenir à tous les âges, du bébé à la personne âgée, elle mérite d’être traitée car, parfois, malheureusement, elle peut aboutir à des cas extrêmes comme le suicide.

En premier lieu, il faut savoir faire le distinguo entre l’épisode de déprime et la réelle dépression. En effet, se sentir triste, « déprimé », avoir des idées noires ou mal dormir ne signifie pas forcément « dépression ». Nous traversons tous des moments de cafard, cela fait partie de l’expérience humaine normale. La maladie, elle, se manifeste par l’addition de différents symptômes sur le long terme (deux semaines au moins), entraînant une gêne importante au niveau affectif, social, professionnel et entravant le fonctionnement dans la vie quotidienne. Il est à noter deux symptômes qui sont typique de l’état dépressif au sens pathologique du terme : un sentiment de désespoir (tristesse inhabituelle) et une diminution marquée du plaisir et de l’intérêt pour la plupart des choses habituellement agréables.

Dépression : tous les symptômes

D’autres symptômes vont aussi s’ajouter comme une sensation d’épuisement, un fort manque d’énergie, une difficulté de concentration, une perte de confiance en soi, un sentiment de culpabilité, des troubles du sommeil, une variation du poids, et des idées noires, très noires, voire suicidaires. C’est en fonction du nombre de ces symptômes, du niveau de perturbation de l’activité, que l’épisode dépressif sera qualifié de léger, moyen ou sévère. La dépression qui concerne absolument tout le monde (même si la prévalence est plus fortement marquée chez la femme) peut survenir à différents moments de vie même si elle est 3 à 5 fois plus fréquente chez les personnes présentant un état de stress post-traumatique que dans la population générale (par exemple, un attentat). Le deuil peut aussi en être la cause, évidemment. Encore une fois, c’est l’adjonction des symptômes et leur durée qui doivent mettre en alerte.

Savoir se traiter

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que la maladie, une fois diagnostiquée, se traite très facilement. En revanche, en la laissant traîner, le patient prend le risque de la voir s’aggraver : on parle alors de dépression chronique. Parfois, elle pourra même conduire au suicide. La prise en charge tend souvent à la combinaison d’une psychothérapie et d’antidépresseurs ; l’hospitalisation n’est généralement pas nécessaire lors du traitement sauf pour les formes les plus graves. Quand la psychothérapie permet de travailler sur les aspects psychologiques, familiaux et sociaux, les antidépresseurs vont permettre la normalisation des neurotransmetteurs et nous aider à retrouver le sommeil, l’appétit, un regain d’énergie, du plaisir et des pensées positives, après deux ou trois semaines de traitement continu. Selon l’état du patient, parfois, la seule prise médicamenteuse suffira, ou la psychothérapie seule. Dans tous les cas, il est essentiel d’être suivi.

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