Chiens renifleurs de cancer : une efficacité à 100%

Le 2 mars 2017 - Par Vanessa Bernard

Il y a quelques mois, nous vous annoncions le lancement prévu du projet « Kdog » porté par l’Institut Curie. Après 6 premiers mois de tests, le protocole révèle une « efficacité à 100% ».

Le projet Kdog vise à mettre au point une détection précoce des tumeurs cancéreuses par le seul odorat d’un chien. Un dispositif qui se veut « simple », « non-invasif et peu coûteux », porté par l’Institut Curie qui espère à terme « étendre ce processus dans les pays en voie de développement (…) où les outils de diagnostic peuvent faire défaut ». Le flair très développé du chien lui permet, en effet, de détecter les cancers à des stades précoces, permettant dès lors « un meilleur diagnostic, un choix plus important des traitements et une plus grande chance de guérison », souligne Aurélie Thuleau,  ingénieur en biochimie, impliquée dans le projet Kdog mené sous la houlette de la chercheuse Isabelle Fromantin.

Des chiens dressés au repérage des tumeurs

A l’origine du projet, « il s’agissait de se concentrer sur la nécessité de simplifier le diagnostic du cancer du sein« , mais devant les excellents résultats obtenus au cours des six derniers mois, « l’équipe de travail projette sur le long terme d’étendre cette méthode de dépistage à tous les types de cancer, notamment celui de l’ovaire ». Ici, les chiens sont dressés à « repérer les composés odorants » permettant de détecter un cancer sur une lingette imprégnée de la transpiration ou de tissus prélevés sur un sujet.

Après six mois d’entraînement sur le site de Magnac-Laval (87), en effet, Thor et Nikios, les deux malinois acquis par l’Institut afin d’être formés à la détection précoce du cancer du sein ont parfaitement rempli leur mission. Si bien que l’Institut Curie a annoncé un « résultat positif à 100% » de cette phase-test menée sur une cohorte de 130 femmes volontaires.

Les tests vont se poursuivre

Les résultats « très positifs » des six premiers mois confirment la pertinence d’une « étude clinique » qui pourra, cette fois, entrer dans le cadre d’un financement en partie porté par le programme hospitalier de recherche clinique. « Une demande est sur le point d’être déposée en ce sens », précise l’Institut Curie. Cette étude clinique, qui associera quatre chiens, se déroulera sur une période de trois ans entre 2018 et 2021 et s’appuiera sur une sélection de 1.000 femmes. « Il s’agit de prendre en compte un échantillon plus important pour valider la sensibilité du projet Kdog », selon l’institut de recherche.

Deux nouveaux chiens de race différente et conduits par un autre dresseur rejoindront les deux malinois pionniers du projet Kdog, afin « de démontrer également que le protocole Kdog est indépendant de la race du chien renifleur et de son maître », a expliqué Aurélie Thuleau.

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