Être malentendant et musicien : c’est possible

Jouer, écouter, ressentir : pour un·e musicien·ne, l’audition est un repère vital. Mais quand une perte auditive survient, la relation au son se transforme : les nuances deviennent plus floues, les timbres moins précis. Pourtant, il est possible de continuer à pratiquer, grâce à des aides auditives capables de restituer la richesse et la dynamique de la musique.
Contrairement à la parole, la musique couvre une plage de fréquences beaucoup plus étendue et des variations de niveau plus importantes. Selon une étude publiée par The Hearing Review, la bande passante idéale pour une restitution fidèle de la musique s’étend de 55 à plus de 16 000 Hz, alors que la parole se limite en moyenne à 10 000 Hz. Une aide auditive conçue pour optimiser la compréhension verbale ne suffit donc pas toujours à rendre les subtilités musicales.
Les musiciens malentendants décrivent souvent la même frustration : un son compressé, des aigus tronqués, ou encore des graves manquants.
La technologie au service des nuances
Les progrès récents en matière de traitement du son ont permis de franchir un cap pour les personnes malentendantes souhaitant continuer à écouter ou pratiquer la musique. Les aides auditives Oticon par exemple, intègrent une bande de fréquence élargie (de 80 Hz à 10 000 Hz) ainsi qu’un traitement plus fin des aigus et des graves. La marque a également conçu un programme d’écoute spécifique : Oticon MyMusic. Pensé pour restituer la richesse et la dynamique de la musique,il a été élaboré avec la collaboration de musiciens et mélomanes pour être au plus proche de leurs attentes.
Une étude interne, Oticon MyMusic – Clinical Evidence (2021)*, a ainsi évalué ce programme auditif sur un panel de 23 utilisateurs d’aides auditives Oticon présentant divers degrés de perte auditive. Les participants ont écouté plusieurs scènes sonores musicales et ont systématiquement préféré le programme MyMusic aux réglages standards, estimant que le rendu était plus clair et plus équilibré.
Si cette étude portait sur l’écoute musicale, et non sur la pratique instrumentale, elle illustre toutefois la capacité des aides auditives de nouvelle génération à mieux préserver les nuances sonores essentielles à la perception musicale.
La précision avant tout
Mais la technologie, aussi performante soit-elle, n’est qu’un point de départ. L’essentiel réside dans le réglage, un véritable travail d’orfèvre mené entre le musicien·ne et son audioprothésiste.
Adapter le gain dans les graves et les aigus, réduire la compression pour préserver la dynamique, tester l’appareil dans différents contextes sonores : chaque paramètre compte. De façon générale, les réglages à action lente, moins « écrasants », améliorent la perception de la musique par rapport aux compressions rapides conçues pour la parole.
La personnalisation du programme « musique » devient alors déterminante. Il ne s’agit pas seulement de mieux entendre, mais de retrouver la palette d’émotions et de textures qui fait toute la richesse d’une pratique artistique.
C’est aussi pour cette raison que de nombreux audioprothésistes encouragent désormais leurs patients à venir accorder leur appareil auditif directement dans leur environnement de performance : en studio, en salle de répétition ou en concert.
Pour affiner en situation réelle et en direct, des solutions de réglage à distance, telles qu’Oticon RemoteCare, intégrée à l’application mobile Oticon Companion, représentent des alliés parfaits. Bien qu’on ne puisse faire l’adaptation complète des aides auditives à distance, c’est une solution idéale pour les ajustements qui nécessitent une mise en situation réelle.
Retrouver le plaisir d’écouter et de jouer
La perte auditive n’interdit donc pas la musique : elle impose simplement de la réapprendre autrement. Les aides auditives haute définition permettent aujourd’hui de redécouvrir les sons dans toute leur amplitude, à condition qu’elles soient ajustées avec soin. La précision du réglage et la largeur de la bande passante deviennent alors les clés d’une écoute fidèle, qui restitue non seulement la justesse des notes, mais aussi les émotions qu’elles véhiculent.
*Oticon « Oticon MyMusic™ – Éléments cliniques » (2021) dirigé par Brian Kai Loong Man, Regitze Kjeldal, Matilde Sørup Yssing, Marie Frederikke Garnæs et Susanna Løve




















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