Vivre plus vieux, est-ce vraiment toujours mieux ?

Le 31 août 2015 - Par La rédaction

Ces dernières années, les formidables progrès médicaux nous ont permis de gagner en espérance de vie. Seulement voilà, une récente étude met en avant le fait que si nous vivons plus vieux, nous vieillissons souvent en mauvaise santé…

C’est l’étude menée par l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) dans 188 pays, et publiée dans l’hebdomadaire médical britannique The Lancet qui le dit. Certes, notre espérance de vie  a augmenté de 6,2 ans entre 1990 et 2013, passant de 65,3 ans à 71,5 ans, mais en parallèle, le temps moyé passé en mauvaise santé en fin de vie a également progressé de 8,4 à 9,2 ans… Si « le monde a fait de grands progrès en matière de santé… le défi consiste désormais à investir afin de trouver des moyens plus efficaces de prévenir et de traiter les causes majeures de maladie et de handicap », a ainsi déclaré Theo Vos, professeur à l’Université de Washington, qui a mené les recherches.

Des variations notoires en fonction des pays

Si pour la plupart des 188 pays étudiés, les chercheurs ont constaté une évolution « positive et significative » de l’espérance de vie en bonne santé entre 1990 et 2013, reste que pour certains, le Botswana ou la Syrie, par exemple, elle a peu progressé au cours des dernières années. Pire, dans certaines régions du monde, en Afrique du Sud, au Paraguay ou encore en Biélorussie,  l’espérance de vie en bonne santé a même reculé.

C’est le Japon qui affiche la plus grande longévité de sa population avec une espérance de vie de 80 ans pour les hommes et de 86,4 ans chez les femmes, Singapour et Andorre occupant les deuxième et troisième places. Parmi les pays où a été constatée la plus faible espérance de vie en bonne santé, on notera : le Tchad,  le Soudan du Sud et la Zambie

En étant en 7e position des pays ayant le plus grande espérance de vie en bonne santé, la France ne se situe donc pas trop mal.

 

Les grands progrès de ces dernières décennies 

Ces dernières années ont vu des progrès considérables face à des maladies comme le sida/VIH et le paludisme, par exemple. De même, en termes de santé maternelle ou encore de nutrition, les évolutions ont été dans le bon sens. Des progrès qui ont largement contribué à améliorer la santé à travers le monde. En 2013, les principales causes de mauvaise santé étaient due aux maladies cardiaques ischémiques, aux infections des voies respiratoires inférieures, aux accidents vasculaires cérébraux, aux maux de dos ou encore aux accidents de la route. 

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