Virus de la grippe : le pic n’est plus très loin

Le 18 janvier 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

Depuis le début de l’épidémie de grippe, plus d’un million de Français ont consulté leur médecin pour des symptômes de grippe saisonnière, annonce ce mercredi le réseau de surveillance Sentinelles-Inserm. Si le pic du virus est « proche », il n’est pas franchi.

La fréquence des nouveaux cas de virus relevée la semaine dernière est moitié moins importante que celle observée au plus fort de l’épidémie d’il y a deux ans quand le bilan des malades a été le plus lourd, souligne le réseau, dans son bulletin hebdomadaire. Ainsi, depuis le démarrage de l’épidémie, 1.061.000 personnes auraient consulté un médecin généraliste pour des syndromes grippaux. On parle ici d’une fièvre brutale supérieure à 39°C, de douleurs musculaires et de signes respiratoires. Au cours de la semaine du 9 au 15 janvier, le nombre de nouveaux cas a continué d’augmenter, avec 409 consultations pour 100.000 habitants, contre 395 la semaine précédente.

Le pic de l’épidémie n’est pas atteint

Par le terme « pic », il faut comprendre, le stade à partir duquel le nombre de nouveaux cas commence à diminuer. Selon le réseau Sentinelles, il serait « proche ». Au niveau régional, les taux d’incidence les plus élevés ont été observés en Provence-Alpes-Côte d’Azur (733 cas pour 100.000 habitants), en Corse (563 cas) et en Occitanie (506 cas). A titre de comparaison, rappelons que lors de la dernière épidémie sévère de grippe hivernale, il y a deux ans, « l’incidence dépassait 800 cas pour 100.000 habitants au moment du pic épidémique », rappelle Sentinelles. Cette épidémie, causée par la même souche de virus que cet hiver, avait été partiellement responsable d’une surmortalité évaluée à 18.000 personnes.

« Pas de signe particulier de gravité »

Les signes cliniques rapportés la semaine dernière par les médecins du réseau ne présentent « pas de signe particulier de gravité », avec un taux d’hospitalisation resté stable par rapport à la semaine précédente. Chez les seniors (65 ans et plus), faisant partie des publics les plus vulnérables, le taux d’hospitalisation suite à une consultation en médecine générale pour syndrome grippal est « proche de 3%. Si le niveau reste élevé, il n’est pas « exceptionnel », disent les experts. Il pourrait d’ailleurs diminuer dans les prochaines semaines. Pour l’heure, il faut attendre « la fin de l’épidémie pour être en mesure de le comparer aux valeurs des années passées », avertit Sentinelles. Le virus en cause reste très majoritairement le virus de souche A/H3N2 (94% des prélèvements positifs), « connu pour affecter de façon plus sévère les personnes âgées ».

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