Vaccins : partir en vacances plus sereinement…

Le 28 février 2015 - Par Gaële Bengui

En Afrique et en Amérique du Sud, la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire. Les voyageurs qui s’y rendent doivent pouvoir prouver qu’ils sont immunisés grâce à leur carnet international de vaccination. Certains vaccins qui ne sont pas exigés par le pays d’accueil sont, en revanche, recommandés par les médecins. Lesquels ?

« Outre le vaccin contre la fièvre jaune, l’autre piqûre indispensable est celle contre la méningite exigée par certains pays d’Arabie Saoudite. Les pèlerins qui partent à la Mecque, par exemple, ne pourront pas y couper ». C’est ce qu’explique le docteur Gérard Sédletzki, à la tête de SOS vaccinations, à Paris XIII qui rappelle aussi que certaines conditions particulières peuvent amener à une campagne de vaccination spéciale, par exemple, « le cas grippe H1N1 ».

Et, pour le médecin, se faire aussi vacciner contre la diphtérie, le tétanos-polio, les hépatites A et B, même sans l’exigence du pays d’accueil, doit s’imposer. « L’hépatite A, par exemple, se contracte très facilement, par la salive, le B par contamination sexuelle ou sanguine. Les deux maladies sont graves, or un seul vaccin permet de s’en protéger, alors pourquoi courir le moindre risque ? »

Faire un arbitrage…

La vaccination contre la typhoïde que l’on trouve encore dans la péninsule indienne, en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud est aussi préconisée par notre spécialiste qui rappelle quand même que « le traitement ne protège que 3,5 cas sur 5 et doit être renouvelé tous les trois ans. » Mais quand on part en famille, le problème reste souvent, le coût de ces traitements qui peuvent refreiner les ardeurs. Pour Gérard Sédletzki, seule la vaccination contre la typhoïde, peut être, éventuellement,  reportée, à plus tard.

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D’autres vaccins contre des maladies très rares existent aussi, celui contre l’encéphalite japonaise, par exemple que l’on trouve au sud-est de l’Asie, en Inde et à l’extrême pointe du Japon transmise par des moustiques ou encore le vaccin contre l’encéphalite à tiques, une maladie touchant tout l’Est de l’Europe jusqu’à la Mongolie. Avec les recrudescences actuelles des cas de coqueluche et de rougeole, l’immunisation contre ces maladies peut-être aussi très utile  « L’avantage, poursuit le docteur, c’est que tous ces vaccins peuvent être faits en une seule séance, pour peu que le patient ait une bonne tolérance aux piqûres. » Pour bien faire, s’y prendre un ou deux mois avant le départ est suffisant, cela dit si les voyageurs n’ont pas pris le temps de se faire traiter au bon moment, le médecin conseille quand même la vaccination, même de dernière minute car : « Mieux vaut partir avec un minimum d’anti-corps, la protection commençant à partir du moment où le voyageur a été vacciné ! ».