Une alternative au Viagra en crème…

Le 5 juin 2015 - Par Vanessa Bernard

Certains en rêvaient, Vitaros l’a fait. Depuis quelques jours en effet, la toute première crème traitant les troubles de l’érection a fait son entrée sur le marché. Ce traitement innovant agit en étant simplement appliqué sur l’extrémité du pénis. Tout un programme…

L’alternative aux comprimés bleus qui ont changé la sexualité de bien des hommes souffrant de troubles érectiles se présente donc sous forme de crème. De quoi, peut-être entamer un jeu coquin avec sa partenaire… En tout cas, la perspective est plus  séduisante que le verre d’eau et la plaquette de médicaments posés sur la table de chevet, vous en conviendrez. Depuis le 1er juin dernier, ce nouveau traitement des troubles érectiles est entré en pharmacie. Délivré sur ordonnance, il promet d’agir rapidement (entre 5 et 30 minutes) pour une à deux heures de réjouissances… Destiné aux hommes de 18 ans et plus, le Vitaros connaît quand même quelques réstrictions. Ainsi, il ne peut être utilisé qu’une seule fois par jour et à raison de trois fois par semaine. A ne pas respecter la notice, on risque le priapisme (une érection anormalement prolongée sans désir qui nécessite une prise en charge très rapide dès lors qu’elle se produit…). A l’instar de tous les traitements, la crème connaît bien sûr quelques contre-indications. Par exemple, elle ne pourra être prescrite pour un patient présentant des risques de thrombose veineuse, un syndrome d’hyperviscosité ou encore en cas de grossesse de la partenaire (ou si elle allaite)… Et justement, les dames dans tout ça, courent-elles un risque au contact du médicament ? Les tests cliniques montrent des incidences du traitement chez 4% des femmes, principalement des brûlures vaginales d’intensité légère à modérée. En tout état de cause, si le principe semble plus « fun », plus pratique et agréable que le cachet à avaler, il n’en demeure pas moins un traitement médical, soumis à ordonnance et en aucun cas d’un accessoire pour jeux érotiques. Amateurs de sensations fortes, s’abstenir ! Une consultation chez votre médecin traitant est encore le seul et l’unique moyen de savoir si ce nouveau médicament est fait pour vous.