Troubles de l’érection : et si on en parlait ? Et si on se soignait !

Le 22 février 2015 - Par Gaële Bengui

Si le phénomène est fréquent, le sujet n’en demeure pas moins encore tabou. Saviez-vous que près d’un homme sur trois présente des troubles de l’érection après 40 ans ? Face au problème, le premier réflexe santé est sans doute d’en parler.

Une sexualité épanouie allant de paire avec une vie équilibrée, il ne fait aucun doute que face à la dysfonction érectile, il faut savoir faire face. Stress, tension, fatigue, tabac, alcool aussi… certaines pannes vont être occasionnelles du fait d’un environnement social insatisfaisant ou d’excès. Mais dès lors que les troubles sont répétitifs ou continus et s’étalent dans le temps (pendant plusieurs mois), il faut aller plus loin.

D’autant que, l’homme n’est pas le seul concerné. La dysfonction érectile est également perturbante pour les partenaires mais aussi pour le couple dans son intimité, évidemment, et dans son quotidien, par extension. En en parlant et en se soignant, les hommes retrouvent confiance et s’évitent aussi bien des contrariétés et autres mauvaises interprétations pouvant être toxiques pour le couple… D’abord phénomène organique, la dysfonction érectile entraîne vite des troubles psychiques. C’est alors la double peine.

La sexualité n’ayant pas d’âge, surtout, ne vous en privez pas !

C’est bien connu, la sexualité n’a pas d’âge. Combien d’hommes, d’ailleurs, ont des enfants « sur le tard » ? Pourquoi donc se priver d’une vie intime satisfaisante avec tout ce qu’elle entraîne d’épanouissement personnel et de bonheur ? Si bien des hommes sont conscients désormais que les troubles érectiles ne sont pas une maladie honteuse, pour autant, ils sont encore très peu nombreux à oser consulter. Ainsi, confrontés au problème, ils sont seulement 23% à s’en remettre à un professionnel de santé. Et, c’est bien dommage car ces dysfonctionnements trouvent non seulement des oreilles attentives (médecins et pharmaciens) mais aussi des traitements pour permettre à une sexualité épanouie de reprendre ses droits.

Ils sont encore très peu nombreux à oser consulter

Alors, messieurs, il est sans doute temps de lever ce tabou ! Un simple sondage auprès de votre entourage vous permettra de réaliser que NON, vous n’êtes pas un être étrange et à part, vous êtes finalement comme la plupart de vos congénères. Comme quoi, il est salutaire parfois de savoir se fondre dans la masse !

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Hypertrophie bénigne de la prostate : késako ?

Avec l’âge, l’hypertrophie bénigne de la prostate (également appelée HBP) est aussi un phénomène relativement fréquent. Ainsi, après 50 ans, plus d’un homme sur deux souffrirait de troubles urinaires liés à ce dysfonctionnement. Se caractérisant par une augmentation de la taille de la prostate, ce trouble entraîne une compression de l’urètre tout en faisant pression sur la vessie créant ainsi un besoin fréquent d’uriner et divers problèmes de miction (douleurs, débit faible ou intermittent). Mais une HBP peut aussi avoir des conséquences sur la qualité de l’intimité dans le couple. Aussi, tout comme pour les troubles érectiles, le sujet mérite d’être abordé d’autant que là encore, des solutions existent. Avec à la clé, une sexualité épanouie retrouvée !