Tout savoir sur les maladies de la macula

Le 25 juin 2017 - Par Vanessa Bernard

Le Pr. Eric Souied, Chef du service d’ophtalmologie à l’hôpital intercommunal de Créteil (94) et Président de la Fédération France Macula. A l’occasion des Journées nationales de la macula qui se tiendront du 27 au 30 juin prochain, il répond à nos questions. 

Qu’est-ce que la macula ?Pr Souied

La macula est une très petite zone de la rétine, 2 mm seulement, située en face de notre axe de vision et malgré sa petite taille, elle joue un rôle indispensable au quotidien : elle est la partie de l’œil responsable de la vision centrale et de la vision fine (celle qui nous permet notamment de lire et de reconnaître les visages). Il est donc primordial de la préserver le plus possible, en effectuant un dépistage précoce de toutes les maladies pouvant l’atteindre. L’examen du fond d’œil pratiqué par votre ophtalmologue permet de diagnostiquer un grand nombre de pathologies.

Parlons DMLA : quelle est cette maladie ? Qui touche-t-elle ? Peut-on la traiter ? La prévenir ?

La DLMA, dégénérescence maculaire liée à l’âge est une pathologie du vieillissement, comme son nom l’indique. Elle est la première cause de cécité et concerne 1,4 million d’individus en France. Elle touche le 3e et 4e âge et son incidence augmente avec l’âge : 8 % des plus de 60 ans sont touchés et nous passons à près d’une personne sur trois pour les plus de 75 ans. Fort logiquement, avec l’augmentation de la durée de vie et le vieillissement de la population, nous assistons à une plus forte prévalence de cette pathologie. Question prévention, la littérature scientifique l’a démontré de façon très claire : une alimentation riche en oméga-3 (poissons gras, fruits à coque…) et en lutéine (choux, brocolis, épinards…) divise par deux les risques. Certaines complémentations (doses élevées d’antioxydants : vitamine E, vitamine C, Zinc…) peuvent également ralentir l’apparition de la maladie. En évitant le tabac et en sur- veillant son alimentation, l’on peut jusqu’à diviser par quatre les risques.

Quant à la maculopathie diabétique : de quoi s’agit-il ?

Cette pathologie touche une autre population fragile : les patients diabétiques. Ces personnes, malades chroniques, savent plusieurs de leurs organes concernés par leur maladie. Ils sont souvent suivis par plusieurs spécialistes : diabétologue, nutritionniste, néphrologue… Il convient aussi de leur rappeler de ne pas oublier de surveiller leur macula.

Voilà aussi l’intérêt des Journées Nationales de la macula…

Jusqu’alors étaient organisées les Journées nationales d’Information et de dépistage de la DMLA. Avant elles, seulement 3 % de la population cible avait connaissance de l’existence d’une affection nommée « DMLA » ; 9 ans plus tard, ce chiffre est remonté à 50 % ! Notre objectif étant atteint, nous souhaitions élargir notre action en essayant maintenant de dépister toutes les atteintes de la macula.

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