Tampons ou coupes menstruelles ? – Etude -

Le 5 juillet 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

Les tampons hygiéniques utilisés pendant les règles ne favorisent pas les chocs toxiques, dont les cas déclarés ont augmenté, révèlent les premiers résultats d’une étude menée par des chercheurs lyonnais qui regrettent un manque d’information des utilisatrices. Explications. 

« Contrairement au tampon Rely, retiré du marché américain dans les années 1980, aucun dispositif ne stimule la production de la toxine qui déclenche le choc toxique », souligne le Centre national de référence du staphylocoque des Hospices Civils de Lyon (HCL), qui avait lancé à l’automne une collecte de tampons usagés afin de mener leur étude. Selon le professeur Gérard Lina, chef de service aux HCL, « les produits semblent avoir un effet neutre, voire bloquer le développement du staphylocoque ». Le choc toxique semble plutôt « résulter d’un défaut d’information » sur l’utilisation du tamponPour les besoins de leur étude, les chercheurs ont testé les marques les plus utilisées et tenté de reproduire les conditions de culture se rapprochant le plus de l’intérieur du vagin, avec peu d’oxygène. 

Le risque viendrait plus des coupes menstruelles… 

L’étude souligne en revanche les risques liés aux coupes menstruelles. Elles permettent une arrivée d’air plus importante, donc d’oxygène, ce qui favorise la croissance du staphylocoque. Pour les tampons comme pour les coupes menstruelles, Gérard Lina et
François Vandenesch, qui dirige le Centre national de référence (CNR) des staphylocoques, rappellent de ne pas les porter plus de 4 à 6 heures et de les enlever la nuit. « Quand on les utilise correctement, le risque est moindre, mais pas de zéro », souligne le Pr Lina.

Le nombre de cas de chocs toxiques recensés a fortement augmenté dans les années 2000, de 5 en 2004 à 19 en 2011, avant de se stabiliser autour de 20. « La maladie existe toujours », prévient M. Vandenesch. Mais l’augmentation des cas recensés s’explique par « la notoriété grandissante » du centre et par un « meilleur diagnostic », et non par une recrudescence.

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