Stress au travail : le baromètre qui en dit long

Le 6 décembre 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

Plus d’un salarié sur deux et deux cadres dirigeants sur trois d’entreprises de plus de 100 salariés disent subir un stress régulier dans leur travail, qu’ils attribuent à la « charge de travail », au « poids de l’organisation » et à « la pression de la hiérarchie », selon un baromètre publié ce mardi.

A l’assertion « je subis un stress régulier dans mon travail », 54% des salariés répondent oui (-1 point par rapport au précédent baromètre, en 2015), comme 66% des managers (-7 points), selon ce baromètre de l’organisme de formation professionnelle Cegos portant sur des entreprises de plus de 100 salariés. Interrogés sur les « sources de ce stress », 49% des salariés, 52% des managers et 50% des directeurs et responsables des ressources humaines (DRH-RRH) citent « une charge de travail trop importante », un critère en nette baisse depuis 2015.

Manque de soutien et isolement des salariés

Pour 37% des salariés et 31% des DRH il est lié à « un manque ou une mauvaise organisation du travail ». Un tiers (32%) des salariés (+12 points) et 30% des managers (+8 points) l’attribuent à « un manque de soutien » et à un « sentiment d’isolement ». Et pour 28% des salariés (+5 points) comme 30% des managers (+8 points) et 31% des DRH (+15 points), ce stress est dû à « la pression exercée par la hiérarchie ». Ces deux derniers critères remontent « en flèche », soulignent les auteurs de l’enquête. Parallèlement, 60% des salariés (-23 points) et 65% des managers (-1 point) estiment que « ce niveau de stress a un impact négatif sur (leur) santé ». Conséquences: « le burn-out et la dépression s’ancrent durablement dans le paysage professionnel » avec 28% des salariés et 26% des managers déclarant que leur travail leur a déjà causé des « problèmes psychologiques graves », dont ces pathologies, selon l’enquête.

Mais un équilibre satisfaisant entre vie professionnelle et vie privée

Concernant la « motivation » des salariés au travail, 45% d’entre eux évoquent « le simple fait d’avoir un travail et de ne pas être au chômage« , tout comme 20% des managers (+13 points). Parmi les DRH, 77% (+23 points) estiment que les cadres travaillent en dehors de leur temps de travail, et 60% (+38 pts) que cette tendance touche aussi les non cadres. Interrogés directement, 41% des salariés déclarent travailler en dehors de leur temps de travail tout comme 61% des managers. Paradoxalement, 82% des salariés (+7 points) et 79% des managers (+12) disent parvenir à préserver « un équilibre satisfaisant entre vie professionnelle et vie privée« .

L’enquête se penche aussi sur la perception des « ordonnances Macron » réformant le Code du travail. Dans ce contexte de transformation du dialogue social, elle révèle une confiance dans les instances représentatives du personnel (IRP): 68% des salariés les considèrent au service de tous les collaborateurs de l’entreprise, et 75% des DRH-RRH leur font confiance pour accompagner les transformations.
   

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