Journée du sommeil : à chacun le sien

Le 13 mars 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

A l’occasion de la Journée du sommeil qui se tient ce vendredi, l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) alerte sur la nécessité de respecter ses besoins de repos en fonction de son âge. Explications.

Il faut, par exemple, apprendre aux enfants à dormir seuls, explique ainsi l’INVS. Or, un quart des Français qui ont un enfant dorment avec lui dans leur chambre, le plus souvent occasionnellement, selon une enquête INSV/MGEN/OpinionWay*. Seulement voilà, selon l’institut : « Dormir avec son enfant, ce n’est absolument pas une bonne idée, même quand il est malade, car cela risque de devenir une habitude et peut avoir des conséquences sur son autonomie plus tard », argue ainsi le Dr. Joëlle Adrien, présidente de l’INSV. S’agissant d’un bébé, dormir avec lui dans son lit est même dangereux (risque d’étouffement…), rappellent les experts.

Parler du ronflement sans tabou

Un Français sur deux dort en couple. 77 % de ces co-dormeurs adultes le font par choix. Parmi ceux qui dorment seuls, un tiers le fait par confort ou parce que leur conjoint ronfle. « Il y a environ 35% de ronfleurs dans la population, mais la première gêne est due aux mouvements », précise Dr. Adrien, rappelant que le ronflement augmente avec l’âge, les dîners arrosés et le surpoids. Elle suggère ainsi « d’aborder sans tabou la qualité du sommeil » dans le couple car c’est « une souffrance de ne pas bien dormir », et cela est même néfaste pour la santé. Et d’encourager à discuter du mode de couchage avec son conjoint : prendre un lit plus large ou bien des lits jumeaux, envisager de faire chambre à part quand c’est possible.

Dormir avec son animal : mauvaise idée ?

Parlons animal de compagnie envahissant, maintenant. Un tiers des Français en possédant un, principalement chat ou chien, l’accepte dans leur chambre toutes les nuits ou presque. Une proximité animale nocturne perçue de façon variable : elle n’a aucune incidence sur le sommeil pour 61% des répondants, et peut même l’améliorer pour 13%. Cela étant, elle est ressentie comme une gêne dans presque trois cas sur dix. « Tout ce qui est dans l’environnement peut perturber » le sommeil, note Dr. Adrien, rappelant, au passage, que le rythme de sommeil d’un animal est différent.

Pour la 17e Journée du sommeil, plus de 60 centres du sommeils et structures spécialisées organisent des conférences et animations dans 54 villes vendredi

En savoir plus : www.journéedusommeil.org et http://villagesommeil.org).

*Enquête réalisée du 28 novembre au 7 décembre auprès d’un échantillon représentatif de 1.001 personnes âgées de 18 à 65 ans

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