Schizophrénie paranoïde : définition

Le 17 avril 2016 - Par Manon Costantini

La schizophrénie touche environ 1% de la population mondiale. En France, il est question de 450 000 patients. Si l’on parle, généralement, de la schizophrénie de manière générale, il faut savoir qu’il en existe plusieurs formes. La plus connue d’entre elles reste la schizophrénie paranoïde, c’est-à-dire celle qui renvoie aux phases « délirantes ».

Les délires paranoïdes

Il existe plusieurs sous-types de schizophrénie. Parmi ces derniers se trouve notamment la schizophrénie paranoïde, également nommée « schizophrénie de type paranoïaque », selon la définition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Parmi les symptômes les plus souvent observés se trouvent, en premier lieu, les hallucinations auditives et les délires paranoïaques. Ce sont justement ces « délires » qui permettent de différencier la forme paranoïde des autres sous-catégories de la maladie. Le patient empreint de cette paranoïa montre des signes assez clairs de troubles de la perception : il pense que le monde qui l’entoure cherche à lui nuire, c’est pourquoi cela peut le conduire à se faire du mal à lui-même et à en faire aux autres. Aucune preuve, aucun argument ne peut alors être capable de « démonter » ou de détruire la croyance du patient lorsqu’il est dans cet état. Irrationnels, ses délires peuvent aller du sentiment de persécution aux illusions de grandeur.

Les hallucinations auditives

En plus des délires, le patient atteint de schizophrénie sous sa forme paranoïde peut souffrir également d’hallucinations auditives. La personne entend des voix ou des sons qu’elle croît réels alors même qu’ils n’existent pas. Selon des chercheurs américains de la Mayo Clinic, les voix « peuvent continuellement formuler des critiques sur ce que vous pensez ou faites, ou faire des commentaires cruels sur vos fautes réelles ou imaginaires. Les voix peuvent également commander de faire des choses qui peuvent être nocives pour vous-même ou pour les autres ». Il fat savoir aussi que ces hallucinations peuvent toucher les 4 autres sens humains : le malade peut, par exemple, voir des choses qu’il est le seul à voir, ou même avoir des sensations « bizarres » sur la peau alors même que rien ne se passe…

La schizophrénie est classée parmi les 10 maladies les plus invalidantes par l’Organisation mondiale de la Santé, notamment, parce qu’elle isole presque totalement les patients qui en sont atteints

Un diagnostic posé au bout d’un mois

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La schizophrénie est classée parmi les 10 maladies les plus invalidantes par l’Organisation mondiale de la Santé, notamment, parce qu’elle isole presque totalement les patients qui en sont atteints. La maladie survient le plus généralement à l’adolescence et peut durer toute une vie. Pour poser un diagnostic certain, les médecins doivent observer certains symptômes chez le patient, durant un certain temps. Par exemple, la personne surveillée doit présenter deux ou plusieurs des symptômes de base de la schizophrénie pendant au moins un mois comme les délires, les hallucinations, un discours désorganisé voire même incohérent. Le patient peut aussi adopter un comportement catatonique, c’est-à-dire un état de stupeur et de passivité entremêlé d’excitations inopinées ; il peut également présenter des symptômes négatifs. Ces derniers se traduisent par le déclin des fonctions cognitives : défauts de concentration, pauvreté du langage, troubles du comportement moteur etc…

Traiter la schizophrénie paranoïde

La schizophrénie paranoïde nécessite ainsi un traitement régulier et très rigoureux. Le traitement à base de neuroleptiques permet de stabiliser la maladie et, ainsi, d’assurer au patient une vie relativement normale. L’état du malade exige tout de même un suivi constant de la part d’un médecin, psychiatre ou d’un psychothérapeute ainsi que l’observance médicamenteuse. La famille et l’entourage jouent également un rôle important dans la vie du patient atteint de schizophrénie. Une des difficultés principales rencontrées chez bon nombre de schizophrènes mais pas tous, c’est un déni de la maladie qui peut parfois mener à un refus de suivre le traitement rigoureusement ou une hospitalisation non-comprise et donc mal reçue par le patient.

© iStockphoto

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