Rhinite allergique : attention à la clim’ !

Le 1 août 2016 - Par Manon Costantini

En cas de rhinite allergique, la muqueuse nasale est extrêmement sensible, surtout en ces périodes estivales où les variations de températures peuvent être importantes. Pour preuve, les climatisations provoquent souvent des crises d’éternuement chez les patients allergiques…

Rhinite allergique : la climatisation : un facteur de risque ?

Eternuement, nez constamment plein, conjonctivite : certains des symptômes de la rhinite allergique peuvent fortement ressembler à ceux du rhume classique. Il est donc parfois difficile de reconnaître les premiers signaux du « rhume des foins »… Pourtant, si l’allergie n’est pas soignée, elle peut vite se transformer en une affection bien plus gênante : l’asthme. En cette saison estivale, sous des températures parfois très élevées, ventilateurs et autres appareils de climatisation sont de retour dans les foyers ! Mais attention : les systèmes de refroidissement ne présentent rien de très bon pour les patients allergiques, au contraire…

Une muqueuse nasale sensible aux changements de température

La muqueuse nasale des patients allergiques est fragile et extrêmement sensible aux variations de températures. De fait, des modifications de climat répétées peuvent aggraver les symptômes de la rhinite allergique. Si, à ce jour, le mécanallergie et climatisationisme physiopathologique de ce phénomène est encore assez flou, les changements brutaux de températures représentent un réel facteur de risque. Le magazine e-sante en a même fait l’expérience en comparant deux groupes de volontaires tous atteints de l’allergie. L’un des deux groupes a été directement exposé à des modifications importantes de températures puisque les participants ont passé trente minutes dans une pièce à 26° puis trente autres minutes dans une pièce à 14°. Les prélèvements de muqueuse nasale, réalisés avant et après l’expérience, ainsi que la fréquence et l’intensité des symptômes ont été analysés. Finalement, les changements de climat ont provoqué une nette augmentation des symptômes ainsi qu’une modification des cellules nasales chez les volontaires des deux groupes. Cependant, ces changements étaient plus importants chez les sujets allergiques qui ont été soumis aux changements de pièces.

© iStockphoto

Ce qu’il faut savoir :

Pour bien comprendre les allergies, il faut savoir qu’elles ne résultent pas d’un déficit du système immunitaire ou même d’une insuffisance de l’immunité, bien au contraire… Lorsqu’il est en contact avec l’allergène – on parle notamment de pollen, des acariens, des poils d’animaux, de certains aliments, etc. – le système immunitaire de notre corps répond de manière exagérée à cette attaque en provoquant une réaction inflammatoire intense pour contrer le microbe. C’est justement cette réaction de défense, disproportionnée par rapport à la normale, qui va provoquer des symptômes gênants.

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