Pollution : des risques dès le ventre de la maman

Le 11 janvier 2017 - Par Vanessa Bernard

Dernièrement, face aux pics de pollution constatés dans les grandes agglomérations, les pouvoirs publics nous ont mis en alerte. Hier, ce sont des médecins, des scientifiques et des ONG qui ont souhaité réitérer leur appel à agir d’urgence contre le phénomène.

En entraînant 48 000 décès prématurés par an en France, la pollution de l’air demeure, en effet, un véritable fléau, et plus particulièrement encore chez les enfants qui sont très vulnérables. Comme le rappelle le Pr. Jocelyne Just, pneumopédiatre et chef du service d’allergologie pédiatrique à l’hôpital parisien Armand-Trousseau : « On pense que l’air s’améliore, que la pollution diminue, qu’elle touche surtout les personnes âgées et malades : tout ça c’est faux ! »

Pollution = enfants en danger

A moins d’une semaine de l’entrée en vigueur des vignettes obligatoires à Paris, les particules, « principalement d’origine automobile, vont très loin dans les poumons » et « peuvent avoir un impact sur l’avenir respiratoire » d’un enfant sain, souligne la spécialiste, rappelant que « même in utero, il y a une répercussion sur la croissance pulmonaire à venir ! » L’enfant, en effet, respire plus vite que l’adulte et va inhaler plus de polluants. Avec un appareil respiratoire « immature », il est aussi fréquemment au plus près des sources de la pollution. Nous avons tous l’image de la poussette à hauteur immédiate des pots d’échappement des voitures…

La pollution pénètre aussi par la peau

Les poumons d’un enfant sont « matures vers 7 ans », précise, de son côté, le pneumologue Jean-Philippe Santoni, précisant, en outre que « la pollution de fond a un impact sanitaire beaucoup plus important » que les pics, a-t-il souligné, puisqu’elle est « un facteur de risque ou d’aggravation » de maladies respiratoires comme l’asthme ou la broncho-pneumopathie chronique obstructive. Rappelons que la pollution pénètre dans l’organisme non seulement par inhalation, mais aussi par la peau, d’où des dermatites ; il est aussi un risque par « ingestion ».

Source : AFP

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