Pollution de l’air, santé en danger ?

Le 16 juillet 2015 - Par La rédaction

Dans un récent rapport, la Commission européenne a évalué à plus de 100 milliards d’euros le montant des dépenses sanitaires liées à la pollution en France… Faisons le point.

Il y a quelques semaines, après une étude menée dans 53 pays de la région Europe, l’OMS faisait état de l’urgence d’agir contre la pollution atmosphérique à l’origine d’environ 600 000 décès prématurés chaque année. Maladies cardiaques, respiratoires, coronariennes, accidents cardio-vasculaires ou encore cancer du poumon… L’Organisation Mondiale pour la Santé tirait la sonnette d’alarme. Très récemment, un nouveau chiffre inquiétant était annoncé : le coût annuel de la pollution de l’air serait de plus 100 milliards d’euros par an, en France selon le rapport de la commission d’enquête du Sénat, rendu public le 15 juillet dernier, les dépenses de santé représentant à elles seules entre 68 et 97 milliards d’euros. La France est ainsi pointée du doigt, l’Hexagone, selon les experts, ne prend pas assez au sérieux ce problème de santé publique et manque de recherche sur la question. Ainsi, notre pays ne serait pas suffisamment conscient des effets sanitaires de certains polluants, notamment lorsqu’ils se mélangent.

La pollution atmosphérique serait à l’origine d’environ 600 000 décès prématurés chaque année

Ainsi, le rapport révèle que les particules, dont on connaît pourtant les effets délétères, et qui demeure l’un des principaux polluants atmosphériques avec l’ozone et les oxydes d’azote, sont responsables de 42.000 morts prématurées en France chaque année, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les transports sont sans aucun doute la source principale de la pollution de l’air : la Comission européenne préconise donc de « compléter les normes existantes », mal définies ou ne couvrant pas tout le champ des polluants connus. De même, dans le secteur de l’agriculture, elle recommande d’étudier spécifiquement les causes de la surmortalité des agriculteurs et de mieux contrôler les dispersions de polluants.

Rappelons qu’en France, 10 agglomérations sont plus particulièrement concernées par une trop forte pollution aux particules fines (dont Paris et Lyon), classées comme cancérigènes par l’OMS…

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