Pollution atmosphérique : 600 000 décès chaque année !

Le 3 mai 2015 - Par Chiara Perotti

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publait le 28 avril dernier une évaluation de l’impact sanitaire de la pollution de l’air dans 53 pays de la région Europe. La France a encore de nombreux progrès à faire…

Avec 600 000 décès prématurés engendrés chaque année du fait de la pollution de l’air et un coût de plus de 1 400 milliards d’euros pour les économies européennes, force est de constater, que le bilan est lourd. Maladies cardiaques, respiratoires, coronariennes, accidents cardio-vasculaires ou encore cancer du poumon, la pollution atmosphérique est à l’origine de bien des drames humains. Dans leur évaluation, l’OMS et l’OCDE pointent aussi du doigt les décès dus à la pollution de l’air intérieur dans les pays les plus pauvres qui alourdissent un peu plus les chiffres ! Des décès qui ont un coût de plus en plus important auquel s’ajoute aussi celui du traitement des maladies provoquées par ce fléau même s’il est à noter que la prise en charge des patients a bien progressé ces dix dernières années. Ainsi l’impact sanitaire de la pollution doit logiquement précipiter des décisions efficientes et donner lieu à des mesures qui permettent d’atténuer durablement les effet de la pollution atmosphérique sur la santé pour sauver des vies et réaliser de substantielles économies. Notons, au passage, que la France, a été alertée par la Commission européenne qui l’exhorte à prendre « rapidement » des mesures « ambitieuses et efficaces « . 10 agglomérations hexagonales sont en effet concernées par une trop forte pollution aux particules fines dont, on s’en saurait douter, Paris et Lyon.