Plan national maladies neuro-dégénératives 2014 – 2019 : une nouvelle dynamique

Le 24 février 2015 - Par Gaële Bengui

Le18 novembre dernier était lancé le Plan national maladies neuro-dégénératives 2014 – 2019. Issue d’une large concertation avec les acteurs du secteur, cette initiative prévoit 3 grandes priorités. Rappelons qu’en France, 850 000 personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer, 150 000 par la maladie de Parkinson, et 85 000 par la sclérose en plaques. Le plan prend en compte les spécificités de chaque maladie et apporte des réponses concrètes aux besoins des patients et de leurs aidants.

Améliorer le diagnostic et la prise en charge des malades grâce à :

– Une coordination renforcée entre le médecin traitant et le neurologue ;

– Un meilleur accès à l’expertise sur le territoire avec la création de 24 centres experts dédiés à la sclérose en plaques, la consolidation des 25 centres spécialisés Parkinson, en complément des centres de référence Alzheimer existants ;

– 100 nouveaux dispositifs MAIA (travail en commun des professionnels et outils partagés) au service de la qualité du parcours de santé des personnes âgées, objectif clé du projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement ;

– Le développement de l’éducation thérapeutique pour les patients et leurs aidants.

Assurer la qualité de vie des malades et de leurs aidants gâce à :

– Une augmentation de l’accompagnement à domicile avec 74 nouvelles équipes spécialisées Alzheimer (ESA) et la conduite d’expérimentations pour adapter cette démarche à la maladie de Parkinson et à la sclérose en plaques ;

– Un renforcement du soutien aux aidants avec 65 nouvelles plateformes d’accompagnement et de répit ;

– Des programmes d’accompagnement des personnes malades et de leurs aidants portés par les associations, comme le prévoit le projet de Loi de santé ;

– La priorité accordée au maintien dans l’emploi ou à la réinsertion professionnelle pour les malades jeunes ;

– Des solutions numériques, comme des alertes par SMS, des applications sur Smartphone ou tablettes, pour améliorer l’autonomie des patients.

Développer et coordonner la recherche grâce à :

– La reconnaissance de centres d’excellence en enseignement et en recherche affirmeront le positionnement de la France sur des projets européens et internationaux ;

– Un renforcement des outils de connaissances (cohortes, bases de données nationales) pour agir plus efficacement sur les maladies neuro-dégénératives.