Observance : la cruciale relation médecin-patient

Le 23 avril 2015 - Par Vanessa Bernard

Dans la gestion d’un traitement au long cours, l’entourage direct du patient a un véritable rôle à jouer. Ainsi, les proches sont-il là pour « épauler » tandis que le médecin traitant doit être capable « d’informer »…

Les personnes souffrant d’une maladies chronique (elles sont 15 millions en France), ont souvent besoin d’une piqûre de rappel pour penser à leur traitement. La majorité des patients « inobservants », en effet, explique la non prise régulière de leur prescription médicale par de fréquents oublis. Autres arguments opposés aussi : la lassitude, ou encore le sentiment que parfois les remèdes n’ont pas d’effet. Sans compter ceux qui sont, consciemment ou pas, dans le déni, et ne se considèrent pas comme « malades »… Alors que doit faire l’entourage direct du patient pour l’aider à mieux se soigner ? En ce qui concerne les « oublis », premier facteur d’inobservance, les proches, c’est-à-dire, le ou la conjointe, les parents, les enfants, peuvent vraiment tenir un rôle majeur en « pensant » pour l’autre à ce fameux traitement (pensons aussi aux applications médicales ou au « rappel » automatique sur nos portables pour s’aider un peu plus). Ils sont une véritable « épaule ». Reste que pour qu’une prescription médicale soit respectée (et donc efficace), il est avant tout indispensable qu’elle soit « comprise ». Or dans ce cadre précis, c’est au professionnel de santé d’intervenir. L’information de la personne malade est primordiale. Et si le médecin traitant doit être capable d’expliquer à son patient l’intérêt de prendre son traitement, il est tout aussi essentiel qu’il se montre à son écoute et prenne en considération ses craintes. Cela passe aussi par la réévaluation de l’état de santé du patient, de temps en temps afin d’adapter une prescription pour donner la « bonne dose au bon moment ». Le renouvellement automatique n’est clairement pas une solution. D’abord, parce qu’il a tendance à démoraliser le patient (qui à l’impression d’être une « machine ») mais surtout parce qu’il n’est pas toujours adapté. Encore faut-il le déterminer. Maladies chroniques et inobservance : la relation médecin-patient n’a jamais été aussi importante.