Moins d’avortement en 2016

Le 27 juin 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

Près de 212.000 avortements ont été réalisés en France en 2016, un chiffre en légère baisse, et la part la plus importante concerne des femmes âgées de 20 à 24 ans, a révélé hier une étude de la Drees.

L’an dernier, 211.900 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été dénombrées, dont 197.800 en métropole, écrit le service statistique des ministères sociaux. Pour la troisième année consécutive, ce chiffre est en légère baisse. Dans le détail, 210.149 IVG ont concerné des femmes domiciliées en France en 2016 pour 785.000 naissances. L’année précédente, plus de 219.000 avortements avaient été dénombrés pour quelque 800.000 naissances. « Chaque année, on compte environ une IVG pour un peu moins de quatre naissances », explique la Drees, précisant que leur nombre varie « d’un mois à l’autre » et qu’elles sont plus nombreuses les premiers mois de l’année.

C’est parmi les femmes de 20 à 24 ans que le taux moyen de recours à l’IVG reste le plus élevé

Le taux moyen de recours à l’IVG est de 13,9 pour 1.000 femmes âgées de 15 à 49 ans en métropole et de 25,2 dans les départements et régions d’Outre-mer. C’est parmi les femmes de 20 à 24 ans qu’il reste le plus élevé, 26 pour 1 000 femmes. Chez les moins de 20 ans, les taux baissent avec 6,7 recours pour 1.000 femmes parmi les 15-17 ans et 17,8 parmi les 18-19 ans. De 40 à 44 ans, il est d’environ 6 pour 1.000 et de 0,6 pour 1.000 au-delà de 45 ans. Au niveau régional, des écarts sont notables : de 10,3 IVG pour 1 000 femmes en Pays de la Loire à 20,1 en Provence-Alpes-Côte d’Azur et plus de 25 dans les départements et régions d’Outre-mer. L’Ile-de-France, région la plus peuplée, a dénombré le plus d’IVG, près de 50.000.

Plus d’IVG médicamenteuses qu’instrumentales…

L’an passé, 34.700 IVG ont été réalisées hors d’une structure hospitalière en métropole (cabinet médical, centre de santé ou centre de planification), et 3.500 en Outre-mer, soit 18 % du total des IVG, comme en 2015. À l’hôpital, la part des IVG instrumentales continue de décroître, au profit des IVG médicamenteuses, et s’élève à 44%. En 1992, 10% des IVG étaient
médicamenteuses. La quasi-totalité des IVG réalisées à l’hôpital l’était dans des établissements publics : 84% en 2016 contre 80% en 2011 et 65% au milieu des années 1990.

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