Maladie parodontale : définition

Le 19 mars 2018 - Par Vanessa Bernard

Savez-vous ce qu’est une maladie parodontale, et puis surtout, en connaissez-vous les risques ? On vous en dit plus sur le phénomène.  

En France, dès 35 ans, la moitié de la population présente une maladie parodontale, autrement nommé gingivite avec, dans 10% des cas, des formes sévères. Et selon la dernière enquête menée en 2003 sur l’état de santé parodontale des personnes âgées de 35 à 65 ans, une part importante de la population nécessite des soins gingivaux. Ainsi apparaît qu’en termes de santé gingivale, environ un Français sur deux (51,7%) présente une inflammation modérée quand 17,4% de français ont des gencives qui saignent et 5% sont atteints de parodontie sévère. En outre, précisons aussi que 87,2% des adultes présentent de la plaque dentaire. Et, si dans les pays occidentaux une baisse de l’indice carieux a pu être observée, notamment chez les enfants, en revanche, elle s’est accompagnée d’une hausse importante de la prévalence des maladies parodontales constatée depuis plusieurs années.

En France, dès 35 ans, la moitié de la population présente un problème parodontal, autrement nommé gingivite avec, dans 10% des cas, des formes sévères

Qu’est-ce qu’une maladie parodontale ?

La maladie parodontale se caractérise par une inflammation gingivale évolutive avec une destruction des tissus de soutien de la dent, que sont l’os et les ligaments alvéolaires, entraînant une mobilité dentaire pouvant conduire à la perte des dents. Les conséquences peuvent alors être dramatiques avec des problèmes d’alimentation, de communication, sans compter les coûts importants inhérents à la restauration de la sphère buccale. Deux types de maladies parodontales existent : la gingivite et la parodontite. La première se manifeste par une inflammation des gencives entraînant des saignements et des œdèmes ; elle est la première manifestation de la maladie parodontale. La seconde est la parodontite qui est elle une inflammation s’étendant progressivement à l’os, en formant des « poches » infectées entre la gencive et la dent.

Les conséquences peuvent alors être dramatiques avec des problèmes d’alimentation, de communication, sans compter les coûts importants inhérents à la restauration de la sphère buccale

Maladie parodontale : quelles conséquences ?

Heureusement, la gingivite peut être réversible pour peu que le patient atteint adopte les bons gestes en s’inscrivant dans une hygiène bucco-dentaire stricte, c’est-à-dire avec deux brossages, deux fois par jour, mais aussi un détartrage prophylactique réalisé en cabinet dentaire. De son côté, en l’absence de traitement, la parodontite entraîne une destruction de l’os et un déchaussement, pouvant aboutir à une perte des dents. Le facteur étiologique déclenchant les parodontopathies est l’accumulation de plaque bactérienne se formant via le biofilm qui est le facteur de risque absolu dû à un véritable défaut d’hygiène. La malposition des dents, des restaurations dentaires inadéquates, des traitements orthodontiques inadaptés, le tabac, le stress, l’alcool…sont autant de facteurs iatrogènes, fonctionnels ou comportementaux qui peuvent jouer un rôle d’accélérateur dans la progression des maladies parodontales.

En l’absence de traitement, la parodontite entraîne une destruction de l’os et un déchaussement, pouvant aboutir à une perte des dents

Gare aux saignement des gencives

Des gencives rouges, gonflées et qui saignent au brossage sont le premier signal d’alerte de la gingivite et le premier stade d’une maladie parodontale. Dès lors, il ne faut pas mésestimer le symptôme en prenant, dès son apparition, rendez-vous chez un dentiste. A ne pas se préoccuper du phénomène, l’on risque une fragilisation de l’os qui soutient les dents, avec à la clé, dans le pire des cas, la perte de ses dents ! En cas de parodontite, le suivi doit être strict afin d’éviter toute récidive : une visite de contrôle tous les 6 mois chez votre dentiste est alors conseillée.

La malposition des dents, des restaurations dentaires inadéquates, des traitements orthodontiques inadaptés, le tabac, le stress, l’alcool…sont autant de facteurs iatrogènes, fonctionnels ou comportementaux qui peuvent jouer un rôle d’accélérateur dans la progression des maladies parodontales.

Maladie parodontale et diabète

Le patient diabétique doit faire l’objet d’une surveillance particulière puisqu’il doit  contrôler son poids, ses reins, son alimentation, mais aussi ses dents. En effet, le diabète augmente le risque de parodontites, et à l’inverse l’infection parodontale a une influence sur l’équilibre glycémique. En outre, le contrôle de l’infection parodontale améliore celui du diabète.

Les bons gestes à adopter !

Dentiste : une à deux visites pas an

Un rendez-vous chez le dentiste, c’est une fois par an pour une visite de contrôle mais si vous souffrez d’une maladie chronique, n’oubliez pas que deux consultations par an s’imposent !

Hygiène dentaire : brossage, fil dentaire et bains de bouche

Afin d’optimiser votre hygiène bucco-dentaire quotidienne, pensez à utiliser du fil dentaire et un bain de bouche de prévention. L’UFSBD préconise de passer le fil dentaire ou une brossette entre chaque espace inter-dentaire après le brossage du soir. Pensez aussi à changer votre brosse à dents à chaque saison, et à choisir un dentifrice au fluor adapté pour chaque personne du foyer suivant son âge ou sa pathologie dentaire.

Alimentation : gare aux mauvaises habitudes !

On évite le grignotage pour limiter les attaques acides responsables des caries. En plus des deux brossages incontournables du matin et soir, pendant 2 minutes, au cours de la journée, on se rince la bouche à l’eau ou on mâche pendant 20 mn au moins, un chewing-gum sans sucres, après chaque prise alimentaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>