Maladie de Lyme : étude dans un secteur propice aux tiques en Auvergne

Le 10 avril 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

Une étude participative sur la maladie de Lyme menée conjointement par le CHU et l’Inra de Clermont-Ferrand et visant à mieux recenser et cartographier le nombre de cas cutanés est menée depuis début avril dans un secteur propice aux tiques.

L’enjeu d’une telle initiative est d’avoir des données les plus exhaustives possibles sur le nombre de cas de la maladie de Lyme dans ce secteur (des Combrailles, au nord-ouest du Puy-de-Dôme) en utilisant les nouvelles technologies », explique le professeur Olivier Lesens, du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU de Clermont-Ferrand.

Le principe de l’étude « LymeSnap »

Baptisée LymeSnap, l’étude récoltera sur un an les témoignages de personnes ayant un érythème migrant sur le corps – une plaque rouge grandissant progressivement autour d’une morsure cicatrisée au centre qu’elles photographieront et enverront par SMS ou par mail aux coordonnées du protocole. Les personnes seront ensuite rappelées par un dermatologue et un infectiologue qui prodigueront les conseils de traitement et de surveillance à suivre ainsi que des questions plus précises sur le lieu de la morsure. Territoire test, le secteur des Combrailles, situé à cheval sur le Puy-de-Dôme, la Creuse et l’Allier, a été choisi pour son paysage bocager, son alternance de pâturages, de bois et de haies propices au développement des tiques, dont la présence avait déjà été identifiée par de précédentes études.

« On estime à plus de 33.000 le nombre de nouveaux cas en 2015. »

En France, le réseau Sentinelles, qui recueille les informations transmises par 1.400 médecins, estime à plus de 33.000 le nombre de nouveaux cas en 2015. Mais l’incidence de la maladie, mal diagnostiquée et mal prise en charge, reste toutefois difficile à estimer, situation qui contribue à alimenter un climat de défiance entre les malades et le monde scientifique. « On a du mal à avoir des chiffres fiables et de grande ampleur car nous n’avons que des études ponctuelles région par région. Là, on va véritablement cartographier les zones à risques et mieux identifier les caractéristiques de chaque zone », souligne le docteur Gwenaël Vourc’h, responsable de l’unité Epidémiologie des Maladies Animales au sein du Centre de Recherches de Clermont-Ferrand-Theix de l’ Inra. Si l’étude porte ses fruits, celle-ci pourra être étendue à de nouveaux territoires, voire même au niveau national, précisent les porteurs du projet.

  • Marion

    Il serait temps de s’inquiéter de cette maladie qui peut être invalidante. La France est très en retard par rapport à l’Allemagne.

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