Loi de santé : Marisol TOURAINE réaffirme les grandes orientations du texte

Le 12 mars 2015 - Par Vanessa Bernard

Le 9 mars dernier, Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes a réaffirmé, lors d’une conférence de presse, la nécessité de moderniser le système de santé pour le rendre plus juste et mieux adapté aux réalités d’aujourd’hui.

Pour répondre aux inquiétudes des professionnels de santé, la ministre a par ailleurs présenté des évolutions du projet de loi, dont l’examen débute la semaine prochaine au Parlement.

Moderniser notre système de santé, une nécessité

Moderniser notre système de santé est aujourd’hui une nécessité, a annoncé la ministre, les défis d’aujourd’hui l’obligeant à se transformer profondément. En effet, l’allongement de la durée de la vie et le développement des maladies chroniques représentent un bouleversement considérable tandis que les inégalités sociales et les disparités territoriales sont une réalité pour encore trop de Français. Tout l’enjeu du projet de loi de santé, qui marquera une étape historique dans la modernisation du système de santé, consiste donc à apporter des solutions. Les priorités :

    • Renforcer la prévention, notamment auprès des plus jeunes (lutte contre le tabagisme et contre l’alcoolisation excessive des jeunes, amélioration de l’information nutritionnelle…)
    • Recentrer le système de santé autour du médecin traitant et engager le « virage ambulatoire » que beaucoup de professionnels demandent depuis longtemps (instauration du médecin traitant pour les enfants de moins de 16 ans, création d’un numéro d’appel national de garde et d’un service public d’information en santé, mise en place du tiers payant pour faciliter l’accès aux soins…) 
    • Créer de nouveaux droits pour les patients (ouverture des données de santé, instauration des actions de groupe en santé, rôle accru des associations de patients, droit à l’oubli pour les anciens malades…).

Trois orientations qui permettront, selon Marisol TOURAINE, de mieux prendre en charge les patients et de lutter activement contre les inégalités de santé. Face aux professionnels de santé ayant exprimé des inquiétudes sur leur place dans le système de santé et dans la société, la ministre a tenu à se montrer rassurante en réaffirmant que le projet de loi respectait pleinement les principes fondamentaux de la médecine française, en particulier la liberté d’installation pour le médecin et la liberté de choix de son médecin. Aux critiques formulées sur quelques dispositions bien précises du projet de loi, là encore, Marisol TOURAINE a tenu à répondre en évoquant l’ouverture d’une phase de concertation complémentaire faite d’échanges « particulièrement constructifs » au sein des quatre groupes de travail thématiques. Comme elle s’y était engagée, la ministre a également confirmé que les articles concernés seraient modifiés par voie d’amendement lors du passage du texte au Parlement.