Le poisson : la qualité nutrionnelle, le goût en plus

Le 28 février 2015 - Par Gaële Bengui

En France comme dans le monde entier, la consommation de poisson et de produits aquatiques est en augmentation constante. Qu’ils soient pêchés, élevés ou transformés, la variété de ces produits (plus de 150 espèces différentes !) répond aux attentes d’un nombre toujours croissant de consommateurs séduits par la richesse et la diversité de leurs saveurs tout au long de l’année…

Ainsi, près de 460 000 tonnes de poissons sont pêchées et débarquées chaque année dans les ports français, pour un chiffre d’affaires supérieur à un milliard d’euros, ce qui fait de l’Hexagone le quatrième producteur européen de produits de la pêche. Anchois, bar, coquille Saint-Jacques, daurade, hareng, langoustine, lieu jaune, lieu noir, limande, lotte, maquereau, merlan, merlu, morue, rouget, sardine, sole et tourteau figurent parmi les espèces les plus représentées des pêches maritimes françaises. Incontournables sur les étals des poissonniers, le saumon (principalement issu de l’élevage en Europe du Nord), et la truite (élevée dans les régions françaises) complètent cette offre variée.

Des poissons vedettes qui ne doivent cependant pas faire oublier la multitude d’espèces existantes, que les différentes périodes d’abondance, combinées à la variété des présentations commerciales, permettent au consommateur de déguster tout au long de l’année. En France, la consommation moyenne de produits issus de la pêche et de la pisciculture atteint 35,2 kg par habitant et par an. Un chiffre qui ne cesse de croître depuis 10 ans, plaçant la France sur la troisième marche du podium européen des consommateurs de produits aquatiques. D’ailleurs, 62 % des consommateurs français disent manger du poisson une à deux fois par semaine. Saumon, cabillaud, lieu noir et crevettes cuites forment le peloton de tête des produits aquatiques frais que nous préférons. Au rayon des produits élaborés, nous sommes particulièrement friands de conserves de sardines, maquereaux et thon au naturel ou à l’huile, de saumon fumé, de surimi, de surgelés et de toute une gamme de produits traiteurs. Ainsi, 95 % des ménages achètent des conserves de poisson au moins une fois dans l’année.

Entre poissons maigres et poissons gras…

Source de protéines, d’acides gras essentiels (Oméga 3), de minéraux, comme le phosphore, d’oligo-éléments, comme le fer, l’iode, le zinc, le fluor ou le sélénium mais aussi de vitamines A, D et certaines du groupe B, les nombreuses qualités nutritionnelles du poisson ne sont plus à prouver. D’ailleurs, le Programme National Nutrition Santé (PNNS) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommandent d’en manger au moins deux fois par semaine. Parmi eux, les poissons maigres comme le colin (ou lieu noir), le merlan, le cabillaud, la sole ou la lotte, qui contiennent souvent moins de 1 % de lipides. Ou encore les poissons gras (sardine, maquereau, hareng, saumon…) qui fournissent aussi d’excellents acides gras essentiels polyinsaturés, dont les Oméga 3. Pour une alimentation équilibrée, il est recommandé d’alterner la consommation entre ces différentes variétés.

Quelques conseils pour mieux consommer :

- Acheter des produits de saison 

- Varier le choix des espèces 

- Demander conseil à son poissonnier 

- Varier les modes de préparation 

- Lire attentivement l’étiquetage

-Hors saison, privilégier les conserves 

Surimi lobstertail

Tout savoir sur le surimi

« Surimi » signifie « poisson haché » en japonais. Ayant conquis l’Occident à partir de 1985, ce produit est apparu au Japon au XVIIe siècle. Il s’agissait alors d’une technique de conservation de la chair de poisson par lavage. Aujourd’hui, les Français consomment plus de 60 000 tonnes de surimi par an. 88 % de ce volume est de fabrication française. Préparé principalement à partir de filets de poisson à chair blanche vivant dans les mers froides, le surimi est issu d’une chaîne de production qui respecte les ressources, les quotas et les réglementations en vigueur. Afin de garantir la fraîcheur du produit, les poissons pêchés sont souvent transformés en « surimi base » directement à bord des bateaux.