La radiothérapie avec IRM embarquée arrive en France

Le 18 septembre 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

Mieux voir la tumeur pour mieux la traiter : c’est la promesse d’un nouvel équipement d’irradiation des tumeurs avec IRM embarquée que vient de se procurer l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) à Marseille, une première en France.

Le MRIdian Linac, de la société américaine ViewRay, dont il n’existe qu’une dizaine d’exemplaires dans le monde aujourd’hui, utilise l’IRM embarquée, et non plus le scanner, pour cibler les tumeurs mobiles, explique l’IPC. « Cette radiothérapie adaptative révolutionnaire (…) a pour avantage d’irradier précisément les tumeurs tout en préservant les tissus sains environnants. De cette manière, les effets secondaires et les séquelles sont limités », assure l’IPC, qui installera l’appareil dans ses locaux en octobre 2018. L’Institut du cancer de Montpellier prévoit aussi d’acquérir le MRIdian Linac.

l’imagerie permet surtout le contrôle du bon positionnement du patient avant la séance pour placer la tumeur au centre du champ d’irradiation

Avant cette date, une radiothérapeute de l’équipe marseillaise du docteur Agnès Tallet va se rendre à Los Angeles pour être formée par les spécialistes américains. « Dans le même laps de temps, d’importants travaux destinés à accueillir le nouvel appareil de radiothérapie dans des conditions de sécurité optimales seront réalisés à l’IPC », résume l’institut. L’Institut Paoli-Calmettes rappelle qu’à l’heure actuelle, « l’imagerie permet surtout le contrôle du bon positionnement du patient avant la séance pour placer la tumeur au centre du champ d’irradiation ». Mais « on ne peut pas suivre la tumeur pendant le rayonnement si elle bouge, donc il faut élargir le champ d’irradiation ».

Le nouvel appareil va offrir la possibilité d’un calcul rapide de la dose en utilisant des données d’images volumétriques capturées juste avant le traitement, voire en temps réel

L’hôpital marseillais assure que le nouvel appareil « va offrir la possibilité d’un calcul rapide de la dose en utilisant des données d’images volumétriques capturées juste avant le traitement, voire en temps réel » et espère des progrès majeurs dans le traitement des cancers du poumon, de la prostate, du pancréas ou encore du cerveauL’acquisition de l’appareil, financée notamment par les collectivités locales, a représenté un investissement de 8,2 millions d’euros.

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