Le Brésil en alerte face à l’expansion de la fièvre jaune

Le 25 janvier 2017 - Par AFP

Les autorités brésiliennes ont recensé plus de 40 décès provoqués par la fièvre jaune en moins de deux mois et tentent de freiner la propagation du virus dans des régions où la population n’est pas encore vaccinée.

Selon le ministère de la Santé, il s’agit de la pire poussée de fièvre jaune en 14 ans, sachant que la maladie avait tué 17 personnes en 2009, 27 en 2008, 23 en 2003 et seulement cinq en 2015. L’expansion géographique au-delà des régions considérées à risque,
concentrées dans le nord du pays, est le facteur qui inquiète le plus les autorités. Parmi les 40 décès confirmés du 1er décembre au 24 janvier, 37 ont eu lieu dans des régions rurales de l’État de Minas Gerais (Sud-Est).  Plus inquiétant encore, le virus a gagné Espirito Santo, État côtier situé au nord de Rio de Janeiro, une région éloignée des zones traditionnellement touchées par la fièvre jaune.

Du moustique aux êtres humains

Le premier cas a été confirmé lundi soir et 21 autres sont encore en cours de vérification. « Comme il ne s’agit pas d’une zone considérée à risque, la population n’est pas vaccinée », explique à l’AFP Eduardo Hage, responsable des maladies transmissibles du ministère de la Santé. Au total, 438 cas suspects ont été recensés au Brésil, 70 d’entre eux confirmés, à Minas Gerais, Espirito Santo, Sao Paulo (sud-est), Bahia (nord-est) et au District Fédéral (centre). Selon M. Hage, tous ces cas sont liés au « cycle forestier », à partir de l’infection de singes par des moustiques, qui transmettent ensuite le virus aux êtres humains.

La vaccination de masse n’est pas à l’ordre du jour

La fièvre jaune relevant du « cycle urbain », transmise d’homme à homme via le moustique Aedes Aegypti, aussi vecteur de la dengue, du Zika et du chikungunya, n’est plus observée au Brésil depuis 1942. Le gouvernement brésilien a annoncé l’envoi de doses supplémentaires de vaccins dans les États touchés par le virus, mais la vaccination de masse dans des régions pour le moment épargnées n’est pas recommandée en raison des risques d’effets secondaires chez les personnes à faible immunité. « Il s’agit d’une situation d’alerte, mais il n’y a pas de raison de paniquer », conclut M. Hage.

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