La vaccination en quelques chiffres clés…

Le 28 février 2015 - Par Gaële Bengui

En France et dans le monde, la vaccination reste encore l’un des meilleurs outils pour prévenir les maladies infectieuses graves. Les médecins sont massivement pour l’immunisation par vaccin et les Français également. Pourtant, en France, la couverture vaccinale ne parvient pas à atteindre ses objectifs.

95 %

C’est le nombre de personnes qui doivent être immunes pour une couverture vaccinale optimale. Ce chiffre préconisé par loi de santé publique de 2004, concerne toutes les maladies à prévention vaccinale, exception faite de la grippe qui doit atteindre, elle, les 75% dans tous les groupes cibles. Or la dernière enquête réalisée par la DGS (Direction Générale de la Santé) révèle que les Français sont loin, très loin d’avoir atteint ces chiffres. Chez les adolescents, aucune vaccination ne se rapproche des 95% de couverture vaccinale. Prenons pour exemple le HPV, une jeune fille sur deux en âge d’être vaccinée contre ne l’est pas. Même constat du côté des adultes avec seulement 61% des personnes de plus de 65 ans qui ont été vaccinées contre la grippe l’hiver dernier ou chez les nourrissons qui ne seraient que 70% à être immunisés contre l’hépatite B. Des chiffres éloquents, et pourtant à en croire Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations « le grand public est globalement très en faveur de la vaccination ».

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Entre 90 et 95 %

C’est le nombre de Français qui croient en la vaccination. Alors comment expliquer que les hexagonaux soient massivement favorables aux vaccins mais que pour autant, la couverture vaccinale en France soit loin d’atteindre l’objectif escompté. Daniel Floret explique « Les sceptiques sont, généralement, soit des opposants qui répondent à des principes religieux, philosophiques ou idéologiques soit des personnes qui ont besoin d’être convaincues. » Et, pour le spécialiste : « Seuls les médecins traitants peuvent jouer un rôle pédagogique à ce sujet. Mais la vaccination ne représente qu’une faible proportion de leur activité. » Ils n’ont aussi pas toujours l’occasion de parler des vaccins et d’expliquer à leurs patients leur importance.

97,5 %

C’est le nombre de docteurs qui sont pourtant favorables à la vaccination en général. Les 2,5 % restant sont notamment représentés par des spécialistes de médecines dites parallèles, « les ostéopathes », par exemple précise le président du CTV. Pour lui, il faudrait que les docteurs qui sont pour la vaccination s’investissent plus dans la connaissance des traitements, qu’ils disposent de meilleurs outils, également afin de progresser et de pouvoir répondre à toutes les questions de leurs patients. La communication sur le sujet des vaccins entre médecins traitants et patients est sans doute le meilleur moyen d’aller vers une meilleure couverture vaccinale.