IST : gare à L’antibiorésistance

Le 7 septembre 2016 - Par Manon Costantini

Chlamydiose, syphilis, gonorrhée, trichomonase… Selon les dernières estimations, près de 357 millions de personnes contractent chaque année l’une de ces infections sexuellement transmissibles. Si de nombreux traitements existent, attention pourtant à l’antibiorésistance…

Des souches bactériennes plus résistantes

Plus d’un million de personnes contractent, chaque jour, une infection sexuellement transmissible (IST). Si, en règle générale, les IST ne s’accompagnent pas de signes révélateurs de leur présence, des réactions peuvent tout de même se manifester dans certains cas. Fièvre, démangeaisons, rougeurs au niveau des organes génitaux, éruptions cutanées, douleurs et gènes au moment d’uriner : comme ces symptômes ne sont pas propres aux infections sexuellement transmissibles, ils peuvent facilement amener un mauvais diagnostic. C’est ainsi que les IST ne sont pas toujours reconnues et donc négligées. Pourtant, une IST mal soignée peut entraîner de lourdes conséquences…

IST : les nouvelles directives de l’OMS

Si les professionnels de santé rappellent constamment l’importance des protections lors des rapports sexuels, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle à redoubler de vigilance et notamment du côté des médecins. Une récente recherche a permis de constater que les antibiotiques qui sont actuellement utilisés pour lutter contre ces fameuses infections sont en train de perdre en efficacité. En cause ? Les virus eux-mêmes ! Si les médicaments sont à la hauteur des attentes initiales, les souches bactériennes deviennent de plus en plus résistantes.

Des traitements à revoir

Dans un communiqué, l’OMS a donc mis à jour ses recommandations à destination des professionnels de santé. « Les nouvelles directives thérapeutiques insistent sur la nécessité de traiter ces IST avec le bon antibiotique, au bon dosage et au bon moment pour limiter leur propagation et améliorer la santé sexuelle et reproductive. Pour cela, les services de santé nationaux doivent suivre l’évolution des schémas d’antibiorésistance de ces maladies dans le pays », explique Ian Askew, le directeur du Département Santé reproductive et recherche au sein de l’OMS.

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