Information communiquée par les laboratoires Lilly France

Le 2 mars 2015 - Par Gaële Bengui

INFORMATION COMMUNIQUEE PAR LES LABORATOIRES LILLY FRANCE

RECHERCHE : MUTUALISER LES COMPÉTENCES  POUR SERVIR L’INTÉRÊT PUBLIC !

Psychiatre de formation, le Docteur Elena Perrin occupe le poste de Directeur Médical au sein des laboratoires Lilly (France et Benelux). Pour nous, elle revient sur les avancées de la recherche. Rencontre.

Portrait

Alzheimer est un sujet majeur de santé publique. Comment organisez-vous la recherche clinique autour de cette maladie ? 

Pour les laboratoires Lilly, la maladie d’Alzheimer est un sujet essentiel de recherche depuis plus de 25 ans. Nous devons avancer dans la recherche sur cette pathologie qui est un enjeu majeur pour les patients et leurs aidants. Nous travaillons ainsi sur deux axes de recherche considérés comme importants par la communauté scientifique : la formation et le dépôt de plaques de protéines bêta-amyloïdes et l’agrégation de protéines Tau au niveau du cerveau. Ces anomalies sont à l’origine de processus dégénératifs, responsables des symptômes caractéristiques de l’Alzheimer. Les dépôts de ces protéines sont normaux, en revanche, quand ils ne s’éliminent pas, cela peut modifier le fonctionnement du cerveau. L’objectif de la recherche est de ralentir le processus dégénératif au niveau du cerveau.

Quels sont les moyens dont vous disposez pour faire avancer la recherche ?

Nous consacrons d’importants moyens financiers et humains et collaborons aussi étroitement tant avec des partenaires industriels qu’académiques. L’année dernière, par exemple, nous avons débuté un essai clinique international de phase 3 avec le solanezumab, un anticorps monoclonal, qui concernera plus de 2 000 patients souffrant de la maladie d’Azheimer avec une intensité clinique légère. Les avancées médicales viendront, en effet, d’une détection précoce des protéines incriminées mais aussi de la confirmation du diagnostic. Et pour cela, il faut bien sûr des outils cliniques d’aide au diagnostic.

C’est ainsi qu’en 2012, nous avons enregistré un agent radio pharmaceutique d’aide au diagnostic permettant de détecter les dépôts de plaques bêta-amyloïdes, aujourd’hui utilisé à des fins de recherche en France. Concernant la protéine Tau, nous travaillons également sur un autre traceur pour en déceler la présence. II est tout aussi essentiel de continuer à tisser des partenariats à l’instar de ceux que nous avons, par exemple, avec l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière ou encore avec MIRCen(1) afin de mieux comprendre l’origine de la maladie, d’évaluer l’efficacité de candidats médicaments et de sélectionner les plus prometteurs.

En matière de recherche que nous laisse présager l’avenir ?
Nous avons plusieurs études en cours actuellement (5 au total). En outre, nous souhaitons concentrer nos efforts sur la bonne conduite de l’essai clinique de phase 3 avec le solanezumab : nous mettons beaucoup d’espoir dans ce candidat médicament. Parallèlement à cela, nous travaillons aussi sur quatre nouvelles molécules qui sont au début de leur développement clinique. Nous avons également signé un partenariat industriel pour le développement d’une nouvelle molécule avec le laboratoire AstraZeneca. Nous apprenons à chaque pas, de nos réussites et de nos échecs aussi. La re- cherche est complexe et l’enjeu, majeur. Nous sommes convaincus que la mise en commun des moyens et des outils permettra une meilleure compréhension de la maladie, et à terme, de nouvelles avancées !

(1) MIRCen : Molecular Imaging Research Center, est une installation de recherche préclinique développée par le CEA et l’INSERM

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