INFORMATION COMMUNIQUEE PAR LES LABORATOIRES LILLY FRANCE

Le 31 mars 2015 - Par Vanessa Bernard

LA RECHERCHE LILLY CONTRE LE CANCER : « NOUS NOUS ENGAGEONS VIS-À-VIS DES PATIENTS »

Anne Helbert-Guirouvet est directeur de l’unité Oncologie au sein des laboratoires Lilly France. Pour nous, elle revient sur les avancées de la recherche contre le cancer ces dernières années. Rencontre.

Le canc`er est une maladie fréquente et sévère. Heureusement, la recherche clinique a permis de belles avancées. Quel a été le rôle de Lilly ? 

La recherche contre le cancer constitue l’un de nos pôles d’excellence. Nous y consacrons d’importants efforts : les années 50 ont été marquées par la découverte des premiers alcaloïdes de la pervenche qui ont permis de prendre en charge les cancers hématologiques. Près de 30 ans plus tard, un autre anti-cancéreux a été mis à disposition des patients pour le traitement des cancers du poumon, du pancréas, de la vessie, du sein et des ovaires. En 2004, nous avons mis sur le marché un médicament pour lutter contre le cancer du poumon qui est aujourd’hui référencé dans les recommandations nationales et internationales pour le traitement du cancer du poumon dit « non à petites cellules » ; le plus fréquent et le plus mortel dans le monde. En France, il représente 40 000 nouveaux cas chaque année et 30 000 décès1. Avec l’acquisition en 2008, d’une société bio-pharmaceutique américaine, dédiée à la production d’anticorps monoclonaux, Lilly a renforcé son portefeuille de molécules.

Quelles sont les principales améliorations constatées grâce à ces efforts de recherche, et comment se poursuivent-ils aujourd’hui ? 

L’amélioration est dans la durée de survie du patient dès lors que la maladie est diagnostiquée. Ainsi, en 1990, 57% des malades avaient une espérance de vie de 5 ans ou plus, aujourd’hui, ce chiffre est plutôt de l’ordre de 70%. Au niveau national, les « Plans Cancer » successifs ont aussi permis de belles avancées, notamment en ce qui concerne le dépistage. Chez Lilly, nous pouvons dire que le portefeuille de molécules en développement, est l’un des plus robustes de l’industrie avec des molécules ayant le potentiel pour traiter un large panel de cancers ; ainsi, à ce jour, nous avons une vingtaine de candidats médicaments en développement en hématologie et dans les tumeurs solides telles que le cancer du sein ou le cancer gastro-intestinal. Nous consacrons près de 24% de notre chiffre d’affaires à la R&D. La recherche doit continuer à avancer et nous devons continuer à apporter des innovations thérapeutiques afin de trouver des traitements pour les malades.

Justement, vous évoquiez votre portefeuille. Où en est-on aujourd’hui ?

Actuellement, nous avons deux molécules en phase III de développement clinique. Il faut aller plus loin. C’est pourquoi nous avons conclu des accords de collaboration en immuno-oncologie avec d’autres laboratoires (BMS – Bristol Myers Squibb – et MSD) afin de mutualiser les efforts de recherche pour réaliser des essais cliniques chez des patients souffrant de glioblastome avancé, de cancer du foie (carcinome hépato-cellulaire) et de cancer du poumon. En outre, nous collaborons aussi avec l’INCa (Institut National du Cancer) et l’Institut Gustave-Roussy. Ces partenariats industriels et académiques sont évidemment essentiels. Mais au-delà, nous nous engageons aussi vis-à-vis des patients dont il est indispensable de comprendre les besoins. Ainsi, en 2012, nous avons lancé un programme international Patient Access and Cancer Care Excellence afin de jauger le niveau de connaissances des malades en ce qui concerne les traitements et les soins. Cette enquête d’opinion a permis de mettre à jour que si 59% des patients sont satisfaits des avancées depuis 20 ans, 60% regrettent la lenteur de la mise à disposition des molécules innovantes. Cela nous conforte dans l’idée qu’il faut faire plus !

1 INCA, les cancers en France édition 2014

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