Infarctus : agir vite pour réduire les risques

Le 6 décembre 2015 - Par Manon Costantini

En France, on compte environ 60 000 crises cardiaques par an et environ 2 400 décès par infarctus du myocarde (IDM). Si en 25 ans, grâce en partie au programme d’amélioration de la prise en charge, la mortalité a baissé de 50%, reste que la prévention des risques demeure essentielle. 

Avec 1 patient sur 7 qui décède dans l’année qui suit sa crise cardiaque, force est de constater que la pathologie n’est pas anodine. Loin s’en faut. Si les traitements qui existent sont heureusement efficaces, ils ne sont pourtant pas suffisants. Outre une bonne prise en charge, il est tout aussi primordial d’accompagner la prise médicamenteuse avec la correction des facteurs de risque  tels que le diabète, le tabac, le stress, le surpoids…

Selon plusieurs sondages, 1 Français sur 2 est conscient qu’une douleur à la poitrine peut être le signe d’une crise cardiaque. Mais, lorsque ça arrive, lorsque le doute s’installe, que la douleur est là, que faut-il faire ? Etonnamment, l’information n’est pas si répandue. Seuls 30% des habitants de l’Hexagone, en effet, citent naturellement le 15 comme numéro de secours.

Le réflexe à avoir : appeler le 15 !

Pourquoi le 15 ? Tout simplement parce qu’en contactant directement le service du Samu, le souffrant ou son proche peut être mis en contact avec un médecin qui prend, en direct par téléphone, note des symptômes et des facteurs de risque de la personne et peut ainsi déterminer si un véhicule de secours est nécessaire ou non. Appeler le 15, c’est ainsi réduire considérablement le délai de prise en charge si elle s’avère nécessaire. En effet, une intervention dans la première heure réduit le risque de mortalité de 50%, un taux abaissé à seulement 30% lors de la deuxième heure.

Quelles en sont les causes ? 

Le tabagisme figure parmi les principaux facteurs de risque. Selon un étude, 80% des victimes d’IDM âgées de moins de 45 ans sont des fumeurs. Le diabète est également à surveiller de très près : en être atteint peut multiplier par 2,5 le risque de subir une crise. Parmi les risques majeurs, on trouve également : l’hypertension, le cholestérol et l’âge.

Quand on sait que dans 9 cas sur 10, l’IDM se manifeste par une douleur, violente et intense, au milieu du thorax et que cette sensation peut parfois se répandre dans les bras, le ventre, le dos, et même la mâchoire, restons particulièrement vigilants quant à ces symptômes et surtout appelons le 15 s’ils se manifestent !

©2015 iStockphoto / Suze777

  • NDATCHOUA SERGES

    Cest une maladie trop grave actuellement mon beau frere souffre de cette maladie.

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