Implants mammaires : restons vigilantes !

Le 17 mars 2015 - Par La rédaction

S’il est rare, le lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC),  mérite toutefois de retenir toute l’attention des femmes ayant reçu des implants mammaires. Les Pouvoirs Publics restent en alerte.

Depuis l’affaire des implants mammaires PIP en 2010, les autorités sanitaires ont renforcé leurs actions visant à suivre les femmes porteuses d’implants mammaires et à s’assurer de la qualité de ceux-ci. Dans le cadre de ce suivi, elles ont ainsi mis en évidence la survenue de LAGC du sein, des lymphomes, très rares, mais qui ne sont observés que chez porteuses de ce type d’implant. Si elle ne peut être assimilée à un cancer du sein et qu’elle est de bon pronostic dans l’ensemble, cette pathologie retient toutefois l’attention des Pouvoirs Publics. Marisol TOURAINE a ainsi demandé à l’INCa (Institut National du Cancer) de réunir des experts pour actualiser ses recommandations, précisées le 4 mars dernier. En outre, un groupe ad-hoc de spécialistes a été mis en place par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) afin d’investiguer plus avant le rôle de certaines prothèses dans l’apparition des LAGC. La Haute Autorité de Santé (HAS) a également été saisie pour élaborer des préconisations sur les indications et contre-indications relatives à la pose d’implants mammaires, les éventuelles restrictions à leur pose et les alternatives possibles.

Que doivent faires les femmes qui ont reçu des implants mammaires ?

Si la France dispose de l’un des meilleurs systèmes de détection de cette pathologie et que sa surveillance reste constante, quelques précautions restent quand même à prendre par les femmes concernées. Ainsi, leur suivi doit, bien sûr, être le même que celui recommandé pour toutes les femmes : une palpation des seins par leur médecin ou par une sage-femme tous les ans à partir de 25 ans (en sachant qu’à partir de 50 ans, il est recommandé de faire une mammographie tous les deux ans et que les femmes qui ont un risque aggravé de cancer doivent bénéficier d’un suivi spécifique). En cas de symptôme type épanchement, augmentation de volume, douleur, inflammation, masse, ulcération ou encore altération de l’état général, les porteuses d’implants mammaires sont évidemment invitées à consulter leur médecin. Rappelons aussi que les experts ne recommandent pas aux femmes porteuses de prothèses mammaires de demander leur retrait.