Grossir = maladies chroniques ?

Le 18 juillet 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

Un gain de poids entre le début de l’âge adulte et le milieu de la cinquantaine – même modeste – accroît le risque de pathologies comme le diabète et l’hypertension plus tard dans la vie, selon une étude publiée ce mardi.

Les auteurs ont déterminé que comparé à des personnes qui gardent la ligne, un gain modéré de poids de 2,2 à 10 kilos avant 55 ans accroît nettement la probabilité de maladies chroniques, de décès prématuré et réduit la possibilité de vieillir en bonne santé.
« Même un accroissement modeste de poids peut avoir des conséquences importantes pour la santé », affirme Frank Hu, professeur de nutrition et d’épidémiologie à la faculté de santé publique de l’Université de Harvard. Il est le principal auteur de cette étude publiée mardi dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). « Notre étude est la première de ce type à systématiquement examiner le lien entre le gain de poids depuis le début de l’âge adulte jusqu’à la cinquantaine et des dangers majeurs pour la santé plus tard dans la vie », souligne le professeur Hu.

En « vieillissant », attention à la prise de poids… 

L’étude analyse les données médicales de 92.837 participants, dont des femmes ayant participé à une étude nationale sur la santé des infirmières entre 1976 et 2012 ainsi que des hommes dans une cohorte de professionnels du secteur médical suivis de 1986 à 2012. Les chercheurs ont demandé aux participants de se rappeler de leur poids quand ils avaient 18 ans pour les femmes et 21 ans pour les hommes et d’indiquer leur poids à 55 ans. Les femmes ont gagné en moyenne dix kilos et  les hommes 8,6 kilos pendant ces trois décennies. L’étude montre que pour chaque cinq kilos gagné, le risque de diabète adulte (type 2) augmente de 30%, celui d’hypertension de 14% et de 8% pour les maladies cardiovasculaires et 6% pour des cancers liés à l’obésité.

Quant à la mortalité prématurée, le risque était 5% plus grand même parmi les sujets n’ayant jamais fumé. Enfin ce gain de poids pourtant modeste sur plus de trente ans était lié à une réduction de 17% des chances de vieillir en bonne santé.  « Prévenir un gain de poids grâce à un régime alimentaire et à un mode de vie sain est d’une extrême importance », a souligné Yan Zheng, professeur
d’épidémiologie à l’Université Fudan en Chine qui a contribué à cette étude.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>