Grossesse : conseils réalistes pour améliorer votre alimentation

Le 7 juillet 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

 La période de la grossesse représente une « fenêtre d’opportunité » pour accompagner les femmes enceintes vers une alimentation plus saine, à condition de formuler des conseils clairs, réalistes et ciblés sur les bonnes populations, selon des travaux de recherche.


Durant leur grossesse, les femmes « cherchent à reprendre la main sur leur alimentation » et recherchent des informations à ce sujet auprès des professionnels de santé, de leurs proches et des médias, en particulier d’internet, a constaté Clélia Bianchi, doctorante en nutrition, à partir des échanges menés dans sept groupes de discussion de femmes enceintes, à Paris et à Aix-en-Provence. Mais elles déplorent que les informations trouvées soient souvent contradictoires, ajoute la chercheuse, dont le projet de recherche à AgroParisTech est soutenu par le Fonds Français Alimentation et Santé (FFAS), un organisme de soutien à la recherche financé par des fonds privés.

Des conseils clairs, nets et précis

Les femmes entendues dans ces groupes de discussion « aimeraient bénéficier d’informations claires et précises » sur les aliments à éviter et à privilégier, basées sur des sources crédibles, et disposer d’un accompagnement permanent, par exemple sous forme d’une application mobile. La doctorante a cherché à déterminer quels types de conseils seraient les plus efficace s: il en est ressorti que si des conseils comme « remplacez tel aliment par tel autre » sont meilleurs en théorie pour améliorer la qualité de l’alimentation des femmes enceintes, ils risquent aussi d’être moins bien suivis, car perçus comme contraignants.

Les recommandations du programme national nutrition santé (PNNS) sont globalement bien suivies par les femmes enceintes

A l’inverse, les femmes interrogées affirment qu’elles suivraient davantage des conseils du type « augmentez ou diminuez la quantité » d’un aliment déjà présent dans leur régime alimentaire, souligne Clélia Bianchi, qui invite les organismes qui prodiguent des conseils à « effectuer un compromis entre l’efficacité nutritionnelle théorique » et « leur acceptabilité ». De son côté, Manik Kadawathagedara, doctorante à l’Inserm, observe que les recommandations du programme national nutrition santé (PNNS) sont globalement bien suivies par les femmes enceintes (en moyenne 7,8/11 pour les recommandations générales et 7,7/9 pour les conseils spécifiques à la grossesse), selon les données de l’étude Elfe qui suit une cohorte de 18.000 enfants nés en France en 2011.

Ces « scores » sont meilleurs chez les femmes nées à l’étranger, plus âgées ou d’un niveau socio-économique élevé, ainsi que chez celles dont c’est le premier enfant, qui ont suivi des cours de préparation à la naissance et qui ont une corpulence normale, ajoute-t-elle. Aussi, pour « améliorer le suivi des recommandations nutritionnelles chez les femmes », elle recommande d’adapter davantage les messages de prévention aux femmes jeunes et d’un faible niveau socio-économique.

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