Greffes d’utérus en France : une révolution médicale

Le 10 novembre 2015 - Par Manon Costantini

C’est une grande nouvelle, l’Agence nationale de sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé (ANSM) autorise enfin la transplantation d’utérus en France.

En novembre 2014, une mère suédoise donnait naissance à son enfant grâce à une greffe d’utérus. La question se posait alors en France : pratiquerait-on un jour cette technique expérimentale dans notre pays ? En juin dernier, deux membres de l’Académie de médecine, rédigeaient un rapport au sujet de la transplantation utérine mettant en évidence les diverses questions soulevées par cette possible avancée dans l’Hexagone.

En novembre 2014, une mère suédoise donnait naissance à son enfant grâce à une greffe d’utérus

Après de nombreuses années de recherche, et une première naissance par le biais de ce procédé, la France vient ainsi, elle aussi, et ce, juste après le Royaume-Uni, d’obtenir le feu vert pour ouvrir son premier essai clinique. C’est une équipe du CHU de Limoges qui prendra prochainement en charge huit femmes qui recevront un utérus de diverses donneuses en état de mort cérébrale. Si les fonds nécessaires parviennent à être récoltés, l’étude devrait débuter dès l’année 2016. A suivre.

Pourquoi greffer un utérus ?

La greffe d’utérus représente le seul et unique traitement pour les cas d’infertilités d’origine utérine. Environ une femme sur 500 serait atteinte d’une pathologie du type syndrome de Rokitansky-Küster-Hauser (absence congénitale d’utérus) ou d’un problème fonctionnel.

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