Polluants organiques : le gouvernement agit

Le 7 décembre 2016 - Par Vanessa Bernard

Hier, ont été publiés les résultats du volet périnatal de l’étude ELFE sur Santé Publique France portant sur l’exposition de 4 145 femmes enceintes aux polluants organiques en France métropolitaine en 2011. De quoi donner l’alerte et prendre des mesures !

Certains polluants organiques, dont des perturbateurs endocriniens, sont en effet retrouvés chez près de la totalité des femmes enceintes participant à l’étude. C’est ainsi qu’il devient nécessaire de limiter l’exposition à ces substances, et ce en particulier pour les populations les plus vulnérables : les nouveau-nés, les enfants et les femmes enceintes. Quant aux polluants organiques mesurés dans l’étude, il s’agit du bisphénol A, des phtalates, des pesticides et certains polluants organiques persistants (POP). Chez l’homme ils peuvent être responsables de troubles des systèmes nerveux, immunitaire, reproducteur, ou encore de cancers…

Des mesures gouvernementales fortes

Il s’agit dès lors de renforcer la réglementation sur les perturbateurs endocriniens. Au niveau national, Marisol Touraine a pris des mesures fortes :

- L’interdiction du Bisphénol A dans les jouets par la loi de modernisation de notre système de santé ;

- L’interdiction des phtalates dans certains dispositifs médicaux à destination des femmes enceintes et des nouveau-nés par la loi de modernisation de notre système de santé ;

- Le renforcement de l’information sur les risques liés aux produits chimiques, dont les perturbateurs endocriniens, via l’insertion d’un message dans le carnet de maternité et dans le carnet de santé de l’enfant ;

- La mise en œuvre de plusieurs plans nationaux pour réduire l’exposition de la population aux polluants organiques, en particulier la Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens, le Plan Polychlorobiphényle 2008-2015, le Plan micropolluants 2016-2021 et le Plan national Santé Environnement 2015-2019.

En outre, Marisol Touraine a annoncé qu’elle serait particulièrement attentive aux résultats des autres études de biosurveillance engagées. Des études qui permettront de renforcer la réponse à cet enjeu majeur de santé publique, en affinant les connaissances disponibles et en mesurant l’effet du renforcement des réglementations sur les niveaux d’imprégnation et leurs conséquences sur la santé.

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