Epilation laser et minceur par le froid : l’alerte de l’Anses

Le 20 mars 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

Certains appareils de soins esthétiques, comme ceux utilisant des lasers ou de la lumière pulsée pour épiler ou détruire les cellules graisseuses (lipolyse), exposent à des effets indésirables, avertit ce lundi l’Anses.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail préconise alors de revoir le cadre réglementaire de ces pratiques de soins esthétiques. En effet,  « face aux effets observés et rapportés par de nombreuses études cliniques, l’Anses conclut à la nécessité de prendre des mesures visant à limiter la survenue d’effets indésirables », explique-t-elle dans son avis rendu sur les risques liés à l’utilisation des « appareils à visée esthétique ».

Entre réactions inflammatoires et troubles pigmentaires

En ce qui concerne les appareils à épilation, les effets les plus fréquemment rapportés sont des réactions inflammatoires localisées, de faible intensité. Plus rarement, on observe aussi des troubles pigmentaires ou des douleurs modérées, voire des brûlures oculaires ou cutanées profondes, en cas d’usage inadapté du dispositif, souligne l’agence de sécurité sanitaire. Pour les appareils à lipolyse, les inflammations et les douleurs arrivent en tête, devant des cas de pigmentation, d’acné ou de croûtes lorsqu’elles utilisent des diodes laser. La cryolipolyse (qui vise à détruire les cellules graisseuses par le froid) peut, de son côté, entraîner des rougeurs, des inflammations et des douleurs (qui régressent généralement en quelques heures), ajoute l’agence.

Vers une information préalable obligatoire pour les usagers ?

Au vu de ces possibles symptômes, l’Anses préconise donc de mettre en place « une information obligatoire préalable des usagers » appelés à utiliser ces pratiques. Elle recommande en outre de « revoir le cadre réglementaire » associé aux appareils à visée esthétique, notamment en leur appliquant les obligations actuellement associées aux dispositifs médicaux. Ces obligations, plus restrictives, imposent à des organismes certificateurs d’homologuer les produits, mais ces derniers restent exposés aux conflits d’intérêts car payés par les fabricants.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>