Entre 15 et 25 ans, entre bonheur et angoisse

Le 20 mars 2016 - Par Manon Costantini

Un sondage, réalisé par l’institut Ipsos, s’est porté sur la santé mentale des 15-25 ans. Ainsi, en interrogeant les jeunes en question, leurs parents et leurs enseignants, l’institut a mis en lumière des jeunes mitigés, aussi heureux qu’angoissés…

Des jeunes heureux mais stressés

Sur 603 jeunes interrogés, situés dans la tranche des 15-25 ans, 95% se sont déclarés « heureux » et « intéressés par la vie ». Ça aurait pu être une très bonne nouvelle sauf que 37% des participants au sondage ont rapporté qu’ils se sentaient « souvent stressés » et, de manière plus générale, 55% se sont dit gênés par des symptômes de troubles mentaux comme l’anxiété, une phobie, la dépression ou même la paranoïa.

Seuls 18% de parents conscients du stressJeune-et-deprime

Une déclaration pas si étonnante quand on sait que « les trois-quarts des maladies mentales se déclarent avant l’âge de 25 ans et 80% des troubles psychotiques se révèlent entre 15 et 25 ans », selon la Fondation Pierre Deniker. Les parents (603 participants) et les professeur (au nombre de 235), eux, ne font que confirmer les dires de la jeunesse : 98% des parents et 86% des enseignants interrogés ont constaté l’état joyeux de leurs enfants. Pourtant, les sensations de stress et d’anxiété semblent moins bien perçues par les figures d’autorité : seuls 18% des parents et moins de la moitié (43%) des professeurs ont conscience du ressenti de ces jeunes.

37% des participants au sondage ont rapporté qu’ils se sentaient « souvent stressés » et, de manière plus générale, 55% se sont dit gênés par des symptômes de troubles mentaux comme l’anxiété, une phobie, la dépression ou même la paranoïa

Des signes parfois annonciateurs de pathologie

« Il est important que les jeunes (…) puissent être évalués par un professionnel car selon leur fréquence, l’importance de la gêne, leur contexte, ces symptômes peuvent être des signes d’alerte d’un trouble débutant », explique le Pr. Marie-Odile Krebs, chef de service de l’hôpital Sainte-Anne, avant d’ajouter que « la plupart de ces symptômes sont transitoires et ne signent pas forcément le début d’une maladie psychiatrique ».

Ce sondage pourrait aider à faire avancer la recherche en matière de santé mentale chez les jeunes et, à terme, apporter des éléments clés aux parents et enseignants qui se disent aujourd’hui « démunis » face à la détresse des jeunes.

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© iStockphoto

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