Diabète : « Adoptez un bonne hygiène de vie, et vous vivrez mieux ! »

Le 1 novembre 2016 - Par Vanessa Bernard

En France, 3 millions de patients sont traités, tandis qu’on estime à 500 000 le nombre de cas méconnus. Questions au Dr Huet, chef du service de diabétologie et d’endocrinologie au sein du Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph.

Le nombre de diabétique ne cesse d’augmenter : comment expliquer ce phénomène ?

Dans la «vieille Europe», le plus grand facteur est sans aucun doute le vieillissement de la population puisque le diabète est plus fréquent avec l’âge : il concerne 15% des plus de 75 ans. Après, et cela est valable pour l’ensemble de la planète, et plus particulièrement pour les pays en vie de développement, la sédentarité et l’obésité sont aussi des facteurs de risque majeurs.

On ne guérit pas, mais on peut aller mieux, voire bien, mais comment ?

Il faut d’abord faire le distinguo entre les deux types de diabète qui existent. Celui dit de type 1 est une réaction auto-immune contre laquelle on ne peut rien. Il apparaît généralement chez le sujet jeune et se traite uniquement avec l’insuline. En revanche, le diabète de type 2 (90% des diabétiques), n’est pas une fatalité ; il est même possible de le diminuer en adoptant une bonne hygiène de vie, c’est-à-dire en ayant une meilleure alimentation et en faisant de l’activité physique.

Comment savoir si je suis concerné ?

Comme il y a très peu de symptômes, il faut se faire dépister dès lors que nous présentons des facteurs de risque : un diabétique dans la famille, du surpoids, de l’hypertension… A partir de 50 ans, une analyse est largement conseillée tous les ans. La maladie est difficile à soigner car elle est souvent diagnostiquée tard.

Il y a aussi les traitements…

En effet, mais ils ne sont pas miraculeux, et on ne répètera jamais assez que les règles d’hygiène de vie sont aussi importantes, voire plus que les traitements. En unité d’éducation thérapeutique, la prise en charge passe donc avant tout par le changement de comportement. Prenez un patient, mesurer sa glycé- mie, puis faites-le marcher pendant 30 minutes. A son retour, refaites le test, et vous verrez que son taux est meilleur… La glycémie baisse avec l’activité, et par conséquent, le traitement aussi… Je rappellerai également que si la prise en charge est meilleure aujourd’hui, le diabète reste la première cause de cécité, et de mise en dialyse pour insuffisance rénale…

Et si nous parlions progrès ?

Il y en a eu notamment dans les appareils de mesures de la glycé- mie avec aujourd’hui des systèmes équipés de capteurs qui évitent la piqûre, mais qui ne sont pas remboursés. Dans les traitements aussi, cela dit, on ne sait pas guérir le diabète, mais on sait que le respect des règles hygiéno-diététiques nous permettent de mieux vivre avec !

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