Cures thermales : une voie thérapeutique qui séduit de plus en plus

Le 19 janvier 2017 - Par Vanessa Bernard

L’année dernière, la fréquentation des cures thermales médicalisées a augmenté de 3,9% en France. Voilà 7 ans maintenant que cette voie thérapeutique connaît une progression continue, signe sans doute de ses bienfaits sur la santé.

D’un côté, le vieillissement de la population, et de l’autre, une image renouvelée de la médecine thermale. Résultat : en 2016, 587 000 curistes ont séjourné dans l’un des 110 établissements thermaux français, d’après les chiffres dévoilés par le Conseil national des établissements thermaux (CNETh). Depuis 7 ans maintenant, la cure thermale est donc explorée comme une voie thérapeutique sérieuse, de plus en plus prescrite par les médecins. En effet, la Sécurité sociale prend en charge trois semaines d’affilée de cure ; les médecins peuvent donc les prescrire, et ce pour le traitement de 12 pathologies répertoriées (voir encadré).

« Un bénéfice médical rendu »

Ces 7 dernières années, le nombre de patients français ayant suivi une cure a ainsi augmenté de 18% ! Un engouemthermalismeent pour la médecine thermale qui pourrait aussi s’expliquer par la défiance grandissante vis-à-vis des médicaments et le désir de thérapies plus « naturelles », explique Claude-Eugène Bouvier, délégué général du CNETh.   En outre, les médecins semblent porter aujourd’hui un regard plus positif sur le thermalisme, du fait notamment des résultats encourageants de la recherche thermale, affirme aussi le CNETh dans un communiqué. Rappelons aussi que dans le cadre de la convention conclue avec la Sécurité sociale en 2003, le secteur s’était engagé à démontrer le « bénéfice médical rendu » des cures médicalisées, en échange du maintien du remboursement par l’Assurance maladie.

Traitement de l’arthrose : 1ère raison de prescription

Depuis 2008, une dizaine d’études ont été publiées comparant l’efficacité de la cure thermale par rapport à des traitements classiques, pour la prise en charge des troubles anxieux, de l’arthrose, du surpoids ou encore de l’insuffisance veineuse chronique. Des maux qui, pour la plupart, ont tendance à augmenter avec l’âge ce qui fait que les curistes présentent un âge moyen de 63 ans ; les deux tiers d’entre eux sont des femmes. La rhumatologie, et notamment le traitement de l’arthrose, reste la première raison de prescription de ces cures, tandis que d’autres comme les affections psychosomatiques (stress, « burn-out »…) progressent de plus en plus.

Les « maux » remboursés

Pour être remboursée par l’Assurance Maladie, une cure thermale doit être motivée par une affection ou une pathologie qui figure sur la liste des orientations thérapeutiques prises en charge par l’Assurance Maladie et effectuée dans un établissement thermal agréé et conventionné. Elles concernent ainsi :

  • les affections des muqueuses bucco-linguales ;
  • les affections digestives ;
  • les affections psychosomatiques ;
  • les affections urinaires ;
  • la dermatologie ;
  • la gynécologie ;
  • les maladies cardio-artérielles ;
  • la neurologie ;
  • la phlébologie ;
  • la rhumatologie ;
  • les troubles du développement chez l’enfant ;
  • les voies respiratoires.
  • Bernadette Muller

    Aimerais avoir documentation pour cure 2018 svp rhumatologie et respiratoire merci

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