Contraception d’urgence : ce qu’il faut retenir

Le 30 juin 2015 - Par Vanessa Bernard

Oubli de pilule, accident de préservatif, absence de contraception… On constate aussi que le recours insuffisant à la contraception d’urgence est l’une des raisons qui peut expliquer les grossesses indésirées. Trop de femmes de tout âge méconnaissent en effet les délais des différentes méthodes existantes, les modes d’utilisation, les possibilités d’accès…

En France, comme le démontrent les résultats du Baromètre Santé Inpes 2005, le niveau d’information sur les modes de contraception d’urgence et les délais réels d’efficacité s’avère encore insuffisant. Ainsi, près de 40 % des Français déclarent ne pas connaître le délai d’efficacité de la contraception d’urgence. Parmi ceux qui pensent le connaître, 90 % citent un délai erroné. Et 63 % pensent qu’il faut y avoir recours dans les 24 heures qui suivent le rapport non ou mal protégé : une fausse croyance probablement liée à l’expression couramment employée de « pilule du lendemain ». Or, ce terme est inapproprié, les femmes disposent en réalité jusqu’à 120 heures selon la méthode utilisée :

  • Jusqu’à 3 jours après le rapport non protégé : les femmes peuvent obtenir directement sans ordonnance un moyen de contraception d’urgence (gratuit et anonyme pour les mineures).
  • Entre 3 et 5 jours après le rapport non protégé : les femmes peuvent se procurer, uniquement sur prescription médicale, une pilule contraceptive d’urgence.

C’est pourquoi on parle de « contraception d’urgence » et non pas de pilule du lendemain. Toutefois, plus on y a recours rapidement, plus l’efficacité de cette méthode de rattrapage, bien utilisée, est importante.