Conduites addictives : les femmes sont en danger

Le 7 mars 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

A l’occasion de la journée internationale des femmes qui se tient ce 8 mars,  la Fédération Addiction présente un guide, « Femmes et addictions » (collection repères) réalisé avec le soutien notamment de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca).

Selon l’Observatoire français des Drogues et des toxicomanies (OFDT), si les femmes sont globalement moins concernées que les hommes par les conduites addictives, hormis pour ce qui est des psychotropes, reste que les différences sont moins marquées que dans le passé. En effet, ces dernières années, les comportements de consommation des femmes et des hommes tendent à converger, explique ainsi le directeur de l’OFDT, François Beck. « Les pratiques sont en train de changer, mais le regard que la société porte sur les femmes ne change pas tout à fait au même rythme ». Elles sont plus stigmatisées que les hommes si elles ont des conduites addictives, ce qui vient compliquer leur accès aux soins.

Conduites addictives : les femmes en autarcie

Les structures d’accompagnement des personnes ayant des conduites addictives ont observé que les femmes sont moins nombreuses que les hommes à solliciter un soutien, a indiqué Odile Vitte, administratrice de Fédération Addiction. Pour améliorer leur accueil et accompagnement, le guide préconise non seulement d’accompagner les grossesses, mais aussi d’aborder la santé sexuelle et de faciliter l’accès à la contraception, de travailler le repérage et la prise en charge des violences subies, de repérer les situations de prostitution, ou encore de s’interroger sur un lien éventuel entre vie professionnelle et consommation de substances. Odile Vitte reconnaît que les professionnels sont assez réticents à l’idée d’avoir « une approche genrée ».

Elles sont plus stigmatisées que les hommes si elles ont des conduites addictives, ce qui vient compliquer leur accès aux soins.

 Un regard porté sur elles qui est « différent »

Dans les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie, « les femmes sont très abîmées, avec des parcours de vie très compliqués, et de par les représentations que la société a, elles sont encore plus mises à l’écart que les hommes », a-t-elle observé. « Du temps particulier et un regard différent » sont nécessaires pour ces femmes.

Destiné aux professionnels des addictions, comme à d’autres acteurs tels que médecins, gynécologues ou encore personnels des services de maternité, ce guide est publié dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017.

Guide téléchargeable sur le site www.federationaddiction.fr

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