Ce qu’il faut savoir sur le cancer du col de l’utérus

Le 17 mars 2015 - Par La rédaction

L’infection par le papillomavirus humain (HPV), est la première cause que l’on trouve au cancer du col de l’utérus. S’il figure parmi ceux dont l’incidence et la mortalité ont diminué au cours des trente dernières années, reste que toutes les femmes doivent se sentir concernées ! 

Fréquente (80% des femmes sont infectées au moins une fois dans leur vie) mais éliminée naturellement par l’organisme, la plupart du temps, l’infection peut pourtant être persistante. Ainsi, chez 10% des femmes infectées, le virus résiste pendant plusieurs années au niveau de la muqueuse du col de l’utérus et peut alors provoquer des lésions précancéreuses, susceptibles d’évoluer vers un cancer. Parmi les différents types de HPV, 13 ont été identifiés comme cancérigènes. Et, parmi eux, figurent l’HPV16 et l’HPV18, impliqués dans 70% des cancers du col de l’utérus. Alors comment se protéger ? S’il n’existe pas de traitement contre l’infection par le virus HPV et qu’en outre, le préservatif ne s’avère pas aussi efficace contre cette pathologie qu’il ne l’est contre le virus du sida (VIH), il est toutefois des précautions à prendre.

Depuis 2008, une vaccination préventive est ainsi proposée pour éviter la contamination par les deux types d’HPV les plus fréquemment en cause dans le cancer invasif du col de l’utérus, (l’HPV16 et l’HPV18, donc) pour les jeunes filles de 14 ans (avant les premiers rapports sexuels) et celles entre 15 à 23 ans dans l’année suivant le début de leur vie sexuelle. Evidemment, cette solution ne doit en aucun cas nous faire oublier l’indispensable dépistage. Rappelons donc que toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans, y compris celles qui sont vaccinées, doivent faire un frottis de dépistage tous les trois ans. Celui-ci permettra de détecter précocement d’éventuelles lésions précancéreuses et de les traiter.

Profitons-en aussi pour rappeler que d’autres facteurs peuvent favoriser le développement du cancer du col de l’utérus : les rapports sexuels à un âge précoce, la multiplicité des partenaires, le fait d’avoir eu plusieurs enfants (multiparité), le tabagisme, l’utilisation prolongée de contraceptifs hormonaux, l’immunosuppression ou certaines infections (Chlamydia Trachomatis ou virus de l’herpès simplex de type 2).